France: climat tendu en fin de campagne

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Toujours en tête des sondages à trois jours du second tour, Emmanuel Macron s'est engagé à tenir «la promesse du renouvellement jusqu'au bout» lors d'une dernière rencontre à Albi, une commune du sud-ouest de la France.

AFP, Pascal Pavani

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Agence France-Presse
Paris

Au lendemain d'un duel télévisé à la violence inédite, la campagne présidentielle française touche à sa fin dans un climat tendu, avec une plainte jeudi d'Emmanuel Macron contre des rumeurs et un accueil houleux pour les deux candidats.

La candidate de l'extrême droite Marine Le Pen a participé à sa dernière réunion publique, dans un petit village du nord, où elle a sonné la mobilisation : «La France ne peut plus attendre. La France ne peut pas se permettre d'attendre cinq ans de plus pour relever la tête», a-t-elle lancé à ses partisans. 

Plus tôt, celle qui se présente comme «la candidate du peuple» avait été accueillie par des jets d'oeufs lors d'un déplacement dans l'ouest, certains manifestants scandant «Dehors les fachos».

Toujours en tête des sondages à trois jours du second tour, Emmanuel Macron s'est engagé à tenir «la promesse du renouvellement jusqu'au bout» lors d'une dernière rencontre à Albi, dans le sud-ouest du pays.

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Marine Le Pen a participé à sa dernière réunion publique de la campagne, jeudi, à Ennemain, dans le nord de l'Hexagone.

AFP, Philippe Huguen

Militants syndicaux en colère

Il a été interpellé à son arrivée par une cinquantaine de militants syndicaux sur une loi controversée libéralisant le code du travail, qu'il s'est refusé à abroger en cas de victoire.

Les insinuations de sa rivale pendant le débat télévisé, sur «un compte offshore aux Bahamas» qu'il pourrait détenir - allégation massivement relayée par les réseaux sociaux proches de l'extrême droite - ont conduit M. Macron à déposer plainte pour «propagation de fausse nouvelle».

Le parquet de Paris a immédiatement ouvert une enquête, notamment pour faux et divulgation de fausses nouvelles en vue de détourner les suffrages.

Cette accusation était l'une des multiples attaques lancées mercredi soir par la candidate du Front national lors du seul face à face de l'entre-deux tours, suivi par près de 16,5 millions de téléspectateurs.

Sa prestation a été sévèrement jugée dans les rangs de son parti, plusieurs de ses soutiens évoquant en privé une débatteuse «très mauvaise» et parfois «incompréhensible». Son père Jean-Marie, brouillé avec elle et déjà très critique de sa campagne «trop cool», a lui-même jugé qu'elle avait «peut-être manqué de hauteur».

***

Obama appuie Macron

Sans grande surprise, l'ancien président américain Barack Obama a appuyé jeudi M. Macron dans la course à la présidence.

Dans un message vidéo mis en ligne sur le compte Twitter de M. Macron, M. Obama explique qu'il appuie le candidat centriste, car «l'élection française est d'une importance capitale pour l'avenir de la France et les valeurs que nous chérissons».

Il ajoute ensuite qu'il «admire la campagne qu'Emmanuel Macron a menée. Il a défendu des valeurs libérales. Il a mis en avant le rôle important que la France joue dans l'Europe et dans le monde. Il s'est engagé pour un avenir meilleur pour les Français. Il s'adresse à leurs espoirs, et non à leurs peurs».

M. Obama conclut son message en lançant «En marche!» (le slogan de la campagne Macron) et «Vive la France!»




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