Qui est vraiment Ivanka Trump?

Le contenu du livre d'Ivanka Trump s'inscrit dans... (AFP, Nicholas Kamm)

Agrandir

Le contenu du livre d'Ivanka Trump s'inscrit dans la droite ligne de ses comptes Twitter et Instagram, parfaitement apolitiques et manucurés : conseil après conseil pour les femmes qui veulent conjuguer carrière, famille et glamour.

AFP, Nicholas Kamm

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Catherine Triomphe
Agence France-Presse
New York

Qui est vraiment Ivanka Trump? Son livre, sorti mardi en librairie, appuie la «mission» qu'elle s'est choisie de défendre, les femmes cumulant responsabilités professionnelles et familiales, tout en révélant quelques facettes de la vie dorée de la fille préférée du président américain.

Les 243 pages de Femmes au travail: réécrire les règles du succès, publié chez Penguin, ont été écrites avant l'élection surprise de Donald Trump par cette ex-mannequin de 35 ans, devenue femme d'affaires et mère de trois enfants.

Seule la préface a été ajoutée, juste avant l'investiture, par une Ivanka devenue subitement, avec son mari Jared Kushner, le centre de toutes les attentions, tant ils semblent pouvoir peser sur un président inexpérimenté.

Pour éviter d'alimenter les accusations de conflit d'intérêts qui empoisonnent le milliardaire et sa famille - elle a quitté ses fonctions à la Trump Organization et à la tête de son entreprise de vêtements, mais continue d'en tirer des revenus - une partie des recettes du livre iront à de bonnes oeuvres.

Et la sortie du livre ne s'accompagne d'aucun tapage publicitaire ni tournée promotionnelle.

Quant au contenu, il s'inscrit dans la droite ligne de ses comptes Twitter et Instagram, parfaitement apolitiques et manucurés : conseil après conseil pour les femmes qui veulent conjuguer carrière, famille et glamour, depuis la décision de fonder ou pas une famille jusqu'aux techniques d'entretien, en passant par le choix des loisirs (elle aime le jardinage, et a de belles propriétés à sa disposition pour s'y adonner avec ses enfants).

«Femme multidimensionnelle»

Le livre déborde de références à d'autres femmes issues du club encore restreint des dirigeantes à succès, de la super-vedette des médias Oprah Winfrey à la numéro deux de Facebook, Sheryl Sandberg, en passant par la papesse de la mode Anna Wintour, qui lui proposa de l'embaucher chez Vogue quand elle étudiait à la prestigieuse Wharton School de Pennsylvanie.

Chiquenaude au discours anti-musulman de l'administration Trump : elle mentionne aussi Umber Ahmad, fille d'immigrés pakistanais aujourd'hui très glamour, créatrice d'une pâtisserie renommée après avoir été banquière.

La «Première fille» révèle aussi un peu d'elle-même, mais sans jamais se départir de «la discipline extraordinaire» qui la caractérise, à la différence de son père, soulignait mardi Vanity Fair.

Elle rend un hommage appuyé à sa mère tchèque, Ivana, première femme de Trump, incarnation parfaite, selon elle, de «la femme multidimensionnelle», capable «d'inspecter méticuleusement», «en talons aiguille», la construction d'un hôtel alors que les femmes dans l'immobilier étaient encore rares.

Elle explique aussi avoir longtemps hésité à exposer sa famille sur les réseaux sociaux, ce qu'elle fait avec un talent certain pour l'autopromotion aujourd'hui : elle craignait notamment de «saper (son) autorité aux yeux de (ses) collègues et pairs, dans un secteur dominé par les hommes».

Elle se targue d'avoir, dans l'entreprise qu'elle a créée, avancé la cause des femmes, en autorisant des emplois du temps très souples ou en «donnant l'exemple», en amenant ses enfants au bureau ou en partant tôt les chercher à l'école.

Vie de princesse 

Les exemples qu'elle donne trahissent néanmoins un train de vie de princesse, «le travers de sa classe» sociale, commentait mardi le New York Times : elle raconte notamment comment sa fille la rejoignait tous les mercredis pour déjeuner dans son bureau de la Trump Tower - toute proche de son appartement de Park Avenue - où une table spécialement installée pour elle renfermait «bonbons, jouets, crayons et feutres de couleurs».

Et lorsqu'elle voyageait beaucoup sur la fin de la campagne électorale de son père, elle reconnaît avoir dû renoncer à s'«offrir des massages».

Nounou ou femme de ménage qui la secondent au quotidien sont également quasi-absentes de son récit, même si elle les remercie en passant en fin d'ouvrage.

Ivanka, qui avait poussé son père pendant la campagne à promettre d'instaurer un congé maternité payé et des aides aux frais de garde d'enfants, revient brièvement sur cette question en fin d'ouvrage.

«Nous devons nous battre pour que ça change, que ce soit par la législation ou dans les entreprises», dit-elle sans plus de précisions.

Malgré les critiques sévères mardi de plusieurs médias américains, le livre pourrait connaître le succès du seul fait de l'intérêt suscité par la «Première fille». Son premier livre, paru en 2009, avait déjà été un succès de librairie.




publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer