Les moments forts de la journée de la présidentielle française

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Le candidat Emmanuel Macron s'est rendu dimanche au Mémorial de la Shoah à Paris.

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Agence France-Presse
Paris

À sept jours du second tour de la présidentielle en France, la cheffe de l'extrême droite parle écologie et euro, tandis que son rival centriste Emmanuel Macron appelle à «ne jamais oublier» le passé à l'occasion de la journée nationale du souvenir des déportés.

Le chef de la gauche radicale s'engage contre Le Pen 

Le leader de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon, qui a obtenu 19,6 % des suffrages au premier tour, s'est clairement prononcé contre la «terrible erreur» d'un vote en faveur de Marine Le Pen, qui cherche à séduire son électorat.

Alors que l'écart se resserre entre les deux finalistes - Macron est crédité de 59 % des intentions de vote contre 41 % à Le Pen -, M. Mélenchon n'est toutefois pas allé jusqu'à préciser s'il préconisait l'abstention, le vote blanc ou alors un vote Macron.

Il a été très critiqué à gauche pour ne pas avoir appelé à voter Macron pour contrer l'extrême droite, d'autant que Mme Le Pen s'est ingéniée après le premier tour à reprendre des éléments de langage et des thématiques de M. Mélenchon pour tenter de conquérir son électorat.

Écologie 

La candidate du Front national a mis en avant dimanche sa vision de l'écologie en se rendant à Gardanne (sud) près d'une usine rejetant depuis des années des boues polluantes dans la Méditerranée.

Mme Le Pen a dit vouloir défendre sa vision d'une «véritable écologie» : que «ce ne soit pas l'emploi qui pâtisse de la protection environnementale, mais qu'en même temps, ce ne soit pas non plus les habitants qui pâtissent de la préservation de l'emploi».

Elle a cependant refusé de parler de «contraindre» l'industriel à limiter ses rejets.

«Mme Le Pen vient à Gardanne nous faire croire qu'elle est soudainement devenue écologiste», a réagi le député écologiste de la ville, François-Michel Lambert. «Son message populiste (laisse) croire qu'il y aurait encore une pollution gravissime de boues rouges et qu'elle (vient) défendre les ouvriers», alors que l'usine sera dans les normes en 2018, a-t-il ajouté.

Euro 

Marine Le Pen a récusé dimanche entretenir le flou sur l'euro, après avoir affirmé samedi dans son projet d'accord avec le chef d'un parti souverainiste que sortir de l'euro, mesure emblématique de son projet ces dernières années, n'était pas «un préalable» à toute politique économique.

Marine Le Pen a régulièrement répété que, dès son élection, si elle remportait la présidentielle, elle entamerait une négociation avec l'UE pour «restituer au peuple français sa souveraineté monétaire». À l'issue de cette négociation, à laquelle elle accordait six mois, elle prévoyait un referendum sur l'appartenance à l'UE.

Dans un entretien au Parisien dimanche, Mme Le Pen affirme que la France aura «une monnaie nationale» si elle est élue présidente. La candidate FN a ajouté que cette monnaie nationale concernerait les achats quotidiens, tandis que l'euro «monnaie commune» concernerait uniquement «les grandes entreprises qui font du commerce international».

Mémoire 

À l'occasion de la Journée nationale du souvenir des victimes de la déportation, Marine Le Pen a rendu un hommage discret aux victimes, sans convier la presse, en déposant une gerbe sur une stèle à Marseille.

«Je ne fais pas commerce des commémorations. Ce ne sont pas des événements électoraux», a affirmé la candidate.

M. Macron, lui, s'est rendu au Mémorial de la Shoah à Paris : «Nous avons aujourd'hui un devoir qui est double, le devoir de mémoire (...) et le devoir que cela n'advienne plus jamais, en acceptant en rien l'affaiblissement moral qui peut tenter certains, le relativisme qui peut en tenter d'autres, le négationnisme dans lequel certains trouvent refuge».

Une pique à l'encontre du Front National de Mme Le Pen, dont le président par intérim Jean-François Jalkh, accusé de propos négationnistes qu'il nie, a dû quitter cette semaine son poste cinq jours après sa nomination. Mme Le Pen elle-même a suscité un tollé en affirmant le 9 avril que la France n'était pas «responsable» d'une rafle massive de juifs en 1942 à Paris.




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