Les moments forts de la journée de la présidentielle française

«Le 7 mai, on prend le bulletin Macron... (AFP, John Thys)

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«Le 7 mai, on prend le bulletin Macron et on considère que c'est le bulletin qui empêche l'extrême droite», a laissé tombé samedi le président Francois Hollande.

AFP, John Thys

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Agence France-Presse
Paris

À huit jours du second tour de l'élection présidentielle française du 7 mai, la candidate d'extrême droite Marine Le Pen a dévoilé le nom de son futur premier ministre, le président François Hollande dénonçant, lui, le «risque majeur» de la voir arriver au pouvoir.

Hollande remonte au front contre «l'extrême droite»

Depuis Bruxelles, le président français a de nouveau mis en garde contre «le risque majeur» de la présence de l'extrême droite à la tête de l'État, cinq jours après avoir officialisé son soutien au jeune centriste Emmanuel Macron.

«Cela ne devrait pas être un sujet de discussion pour les forces républicaines: le 7 mai, on prend le bulletin Macron et on considère que c'est le bulletin qui empêche l'extrême droite», a insisté François Hollande, à l'issue d'un sommet européen consacré au Brexit.

Le chef de l'État a aussi accusé le Front national de Marine Le Pen de «masquer son projet de sortir» de la zone euro et de l'Union européenne.

Marine Le Pen désigne son premier ministre

Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan... (AFP, Geoffroy Van Der Hasselt) - image 2.0

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Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan

AFP, Geoffroy Van Der Hasselt

En cas de victoire le 7 mai, Marine Le Pen  a annoncé qu'elle choisirait pour premier ministre Nicolas Dupont-Aignan, le chef d'un petit parti souverainiste qui l'a ralliée vendredi.

Le président de Debout La France, sixième du premier tour de la présidentielle avec 4,7 % des voix, a conclu samedi un accord en six points avec la candidate du Front national.

L'un de ces engagements nuance le programme de cette dernière sur la sortie de l'euro, en affirmant que «la transition de la monnaie unique à la monnaie commune européenne n'est pas un préalable à toute politique économique».

Une alliance critiquée

Ce pacte entre Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan a suscité une vague d'attaques de droite comme de gauche.

L'ancien premier ministre socialiste Manuel Valls a dénoncé une «trahison», rejoint par le président de droite du Sénat Gérard Larcher, qui a évoqué «une imposture».

Emmanuel Macron a quant à lui dénoncé une «combine d'appareil» destinée à «régler les problèmes de crédibilité de Marine Le Pen».

Macron dénonce «la finance magique» du FN

Emmanuel Macron... (AFP, Eric Feferberg) - image 3.0

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Emmanuel Macron

AFP, Eric Feferberg

En visite dans une exploitation agricole du centre de la France, Emmanuel Macron a fustigé le programme de son adversaire qui «propose de remettre la retraite à 60 ans, d'augmenter le nombre de fonctionnaires [...] et de baisser les impôts!» «C'est de la finance magique», a-t-il raillé.

Le candidat d'En Marche! a par ailleurs reçu le soutien de l'écologiste Nicolas Hulot, qui votera «sans hésitation» pour le candidat centriste. «Un vote de raison» et pas «un chèque en blanc», a-t-il toutefois nuancé.

Un artiste «aboie» contre l'extrême droite

L'artiste Olivier de Sagazan a débuté samedi à midi une performance insolite à Paris: il a décidé d'aboyer pendant trois heures sur le Parvis du quartier d'affaires de la Défense, pour «réveiller les consciences» contre les dangers de l'extrême droite.




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