Sanctions du Canada contre de hauts dirigeants syriens

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Le Canada n'avait plus appliqué de sanctions contre la Syrie et son président Bachar al-Assad depuis 2014.

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Agence France-Presse
Ottawa

Le gouvernement canadien a pris vendredi de nouvelles sanctions contre la Syrie en ciblant directement des responsables et des entités liés à la recherche ou à la fabrication d'armes chimiques.

Les sanctions portent sur le gel des avoirs et l'interdiction de transactions pour «17 hauts dirigeants du régime Assad et 5 entités en lien avec l'utilisation d'armes chimiques en Syrie», a annoncé le ministère des Affaires étrangères.

C'est un changement radical de l'approche canadienne vis-à-vis du conflit syrien avec une deuxième série de sanctions en une semaine, alors que le Canada n'avait plus appliqué de sanctions contre la Syrie et son président Bachar al-Assad depuis 2014.

Mercredi, l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) avait assuré que des tests prouvaient de manière «irréfutable» que du gaz sarin ou une substance similaire avait été utilisé à Khan Cheikhoun (nord-ouest) le 4 avril dans une attaque qui a fait 87 morts.

Les sanctions visent des centres de recherche ou des sociétés chimiques comme Mahrous Group, Organization for technological industries (OTI), le National Standards and Calibration Laboratory (NSCL), Sigma Tech ou l'Institut supérieur des sciences appliquées et de la technologie (HIAST), selon la liste du ministère canadien.

Les États-Unis ont déjà placé certaines de ces entités sur leur liste noire de même que leurs dirigeants comme par exemple Bayan Batar, le directeur général de l'OTI.

Ce responsable est parmi les 17 personnes visées par les sanctions canadiennes vendredi.

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La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland

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«Les sanctions supplémentaires contre des dirigeants clés du régime syrien envoie au régime Assad un message ferme et clair selon lequel les crimes de guerre qu'il a commis ne seront pas tolérés et les auteurs seront tenus responsables de leurs actes», a déclaré la ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland.

Le Canada a pris des mesures «pour obliger les responsables à rendre des comptes au profit des Syriens, notamment en étant le principal bailleur de fonds dans l'enquête internationale sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie», a-t-elle ajouté.

Le gouvernement canadien a alloué sur trois ans 1,6 milliard $ pour financer la sécurité, la stabilisation, l'aide humanitaire et l'aide au développement en Syrie et en Irak.

De plus, le Canada a depuis novembre 2015 accueilli plus de 40 000 réfugiés syriens.




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