«La première des priorités est la défaite de l'EI»

Rex W. Tillerson, secrétaire d'État américain... (Archives, La Presse)

Agrandir

Rex W. Tillerson, secrétaire d'État américain

Archives, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Washington

«La première des priorités [pour les États-Unis en Syrie] est la défaite du groupe État islamique», et ce avant la stabilisation du pays, a précisé samedi le Secrétaire d'État américain Rex Tillerson.

Battre l'EI et éradiquer son auto-proclamé «califat» éliminerait une menace non seulement pour les États-Unis mais «pour la stabilité de l'ensemble de la région», a déclaré le chef de la diplomatie américaine dans le cadre de l'émission Face the Nation, sur la chaîne de télévision CBS, selon un extrait de cet entretien dévoilé samedi.

«Il est important que nos priorités restent claires. Et nous pensons que la première des priorités est la défaite de l'EI», a déclaré M. Tillerson, dans cet extrait dévoilé à la veille de la diffusion de l'intégralité de l'entretien dimanche.

«Une fois que la menace de l'EI aura été réduite voire éliminée, je pense que nous pourrons alors tourner notre attention directement vers la stabilisation de la situation en Syrie», a-t-il développé, en se déclarant «confiant de pouvoir prévenir une continuation de la guerre civile [à travers le pays] et amener les différentes parties à la table [des négociations] pour entamer le processus de discussions politiques».

À ce sujet, le patron de la diplomatie américaine a souligné que de telles discussions nécessiteront la participation du président syrien Bachar al-Assad et de ses alliés.

«Nous espérons que la Russie choisira de jouer un rôle constructif en soutenant les cessez-le-feu, via ses propres négociations à Astana, mais également à Genève», dans le cadre des négociations menées sous l'égide des Nations unies: «Si nous parvenons à mettre en place des cessez-le-feu dans des zones de stabilisation en Syrie, [...] nous espérons que nous aurons les conditions nécessaires pour entamer un dialogue politique utile».

M. Tillerson a également précisé, dans le cadre de cet entretien, qu'il ne craignait pas des représailles russes après l'attaque américaine vendredi matin sur la base syrienne d'où auraient décollé les avions syriens supposés coupables de l'attaque chimique qui a frappé mardi le village syrien de Khan Cheikhoun: «Les Russes n'ont jamais été visés dans cette frappe: il s'agissait d'une frappe tout à fait précise, tout à fait proportionnée et tout à fait délibérée en réponse à une attaque chimique. Et la Russie n'a jamais été ciblée», a-t-il insisté.

Le village de Khan Cheikhoun, dans la province d'Idleb, a été victime d'une attaque chimique présumée mardi, dans laquelle 87 civils ont trouvé la mort, dont 31 enfants. Attaque qui serait le fait de l'armée syrienne, selon les États-Unis et une large part de la communauté internationale.




À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer