La Russie condamne l'attaque américaine en Syrie

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Le navire de guerre USS Porter a tiré des missiles Tomahawk sur une base aérienne syrienne, jeudi soir.

AFP, US NAVY

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Zeina Karam, Sarah El Deeb
Associated Press
Beyrouth, Liban

La Russie a dénoncé vendredi les frappes américaines contre la Syrie comme une «agression contre un État souverain», les alliés de Washington applaudissant cette première opération militaire américaine contre le régime de Damas.

Le président russe Vladimir Poutine considère les frappes américaines contre la Syrie comme une «agression contre un État souverain», a déclaré le Kremlin, principal allié du régime de Bachar al-Assad.

«Cette action de Washington cause un préjudice considérable aux relations russo-américaines, qui sont déjà dans un état lamentable», a ajouté le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Moscou a annoncé la suspension de l'accord avec Washington sur la prévention d'incidents aériens en Syrie, et réclamé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU.

Quelque 60 missiles Tomahawk ont été tirés à partir depuis de navires de guerre en Méditerranée en direction de la base aérienne de Shayrat, au sud-est de Homs, d'où avaient décollé les avions qui ont mené l'attaque chimique. Les États-Unis affirment que la base et ses infrastructures ont été lourdement endommagées. Moscou prétend, en revanche, que moins de la moitié des missiles ont touché la cible, que les deux pistes de la base sont intactes, et que seulement six avions de chasse ont été détruits.

Sept personnes auraient été tuées et neuf autres blessées, selon l'armée syrienne. L'Observatoire syrien des droits de la personne, à Londres, évoque également un bilan de sept morts, dont un général et trois soldats.

L'Arabie saoudite et la Turquie, qui appuient l'opposition syrienne, ont applaudi la frappe américaine. Riyad a estimé qu'il s'agissait d'une «décision courageuse» de la part de M. Trump. Le Royaume-Uni, la France, l'Italie, l'Allemagne, le Japon, l'Australie, le Danemark et Israël se sont également rangés derrière les États-Unis.

Washington avait informé la Russie, l'OTAN et ses alliés dans la région avant de lancer ses missiles.

Le Canada, qui avait précédemment condamné l'attaque chimique, s'est rangé du côté de son  allié. «Le Canada appuie pleinement l'intervention limitée et ciblée que les États-Unis ont menée pour affaiblir la capacité du régime Assad de perpétrer des attaques aux armes chimiques contre des civils innocents, dont de nombreux enfants», a affirmé le premier ministre Justin Trudeau dans une déclaration écrite.

L'Iran, autre allié du régime syrien, a lui «vigoureusement» condamné les frappes américaines. Cette attaque ne fera qu'»aider les groupes terroristes qui sont en déclin et compliquer encore la situation en Syrie et dans la région», a affirmé Bahram Ghassemi, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.

 La Chine a appelé à «éviter toute nouvelle détérioration de la situation» en Syrie, tout en condamnant «l'usage d'armes chimiques, par n'importe quel pays».

Cette réaction mesurée est intervenue au moment même où l'agence officielle Chine nouvelle annonçait que le président Trump, qui a ordonné les frappes en Syrie lors d'un sommet en Floride avec son homologue chinois Xi Jinping, avait accepté de se rendre en visite en Chine en 2017.




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