Discussion sur le nucléaire entre Trump et Xi Jinping

Donald Trump a accueilli jeudi Xi Jinping à Mar-a-Lago, sa... (AFP, JIM WATSON)

Agrandir

Donald Trump a accueilli jeudi Xi Jinping à Mar-a-Lago, sa luxueuse résidence en Floride.

AFP, JIM WATSON

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Andrew BEATTY, Ben DOOLEY
Agence France-Presse
West Palm Beach

Donald Trump et Xi Jinping se sont retrouvés jeudi soir Mar-a-Lago, luxueuse résidence du magnat de l'immobilier en Floride, pour une rencontre très attendue où la question nucléaire nord-coréenne devrait dominer les débats.

Donald et Melania Trump, ainsi que le président... (AP, Alex Brandon) - image 1.0

Agrandir

Donald et Melania Trump, ainsi que le président chinois Xi Jinping et sa femme Peng Liyuan, ont participé jeudi soir, en présence d'une trentaine d'invités, à un dîner de gala.

AP, Alex Brandon

Le président américain et la Première dame, Melania Trump, toute de rouge vêtue pour l'occasion, ont accueilli le président chinois et sa femme, l'ancienne cantatrice Peng Liyuan, dans cette vaste propriété toute en dorures construite sur le front de mer.

Ils ont participé, en présence d'une trentaine d'invités, à un dîner de gala où ont été servis des vins de Californie (Chardonnay de la Sonoma Coast ou Cabernet Sauvignon de la Napa Valley).

Aucun programme détaillé de cette rencontre de 24 heures n'a été communiqué par la Maison Blanche qui souligne que l'objectif est d'abord de permettre aux dirigeants de faire connaissance dans un cadre moins formel que la Maison Blanche.

Mais la Syrie risque de jeter une ombre sur le sommet. Les États-Unis ont indiqué jeudi qu'ils envisageaient désormais de répondre par les armes à une attaque chimique perpétrée, selon eux, par le régime syrien.

Accueilli en début d'après-midi à l'aéroport de Palm Beach par le secrétaire d'État Rex Tillerson, le chef du pays le plus peuplé du monde s'est jusqu'à présent montré mesuré dans ses réactions aux déclarations fracassantes de l'homme d'affaires de New York devenu président de la première puissance mondiale.

Quelques heures avant de s'envoler pour la Floride, ce dernier a réaffirmé, sur Fox News, sa conviction qu'en matière d'échanges commerciaux, les Etats-Unis n'avaient pas été traités «de manière équitable» par la Chine, accusant ses prédécesseurs d'avoir manqué de fermeté.

Selon des sources diplomatiques à Pékin, l'homme fort du régime communiste arrive avec «du grain à tweeter» pour le président américain, qui évoquent des concessions chinoises en matière de commerce et d'investissement, avec à la clé des créations d'emplois aux Etats-Unis.

Le président républicain de 70 ans, dont le positionnement diplomatique vis-à-vis du géant asiatique reste flou, aura l'occasion de fournir une première indication de l'orientation qu'il entend donner à la relation sino-américaine.

«Cela va être très intéressant, personne ne sait véritablement comment cela va se passer», a-t-il déclaré.

Menaces de Pyongyang

Au premier rang des différends géopolitiques entre les deux puissances du Pacifique figure l'épineux dossier de la Corée du Nord, qui a encore défié cette semaine Washington et la communauté internationale en tirant un nouveau missile.

Quelques heures avant de recevoir Xi Jinping, Donald Trump a assuré au Premier ministre japonais Shinzo Abe, lors d'un entretien téléphonique, que les Etats-Unis allaient «continuer de renforcer» leurs capacités militaires «face à la menace sérieuse que la Corée du Nord continue de poser».

Depuis plusieurs semaines, Washington exhorte Pékin à faire pression sur son allié pour qu'il renonce à son programme nucléaire. Dans un entretien publié dimanche, le 45e président des États-Unis a laissé planer la menace d'une intervention militaire, se disant prêt à «régler» seul le problème si la Chine continue à tergiverser.

Fidèle a sa rhétorique menaçante, Pyongyang a menacé jeudi de réagir de manière «impitoyable» à «la moindre provocation» des États-Unis.

Selon des sources diplomatiques dans la capitale chinoise, M. Xi, qui a déjà stoppé les importations de charbon nord-coréen, conformément aux sanctions de l'ONU, pourrait offrir à Donald Trump de renforcer le contrôle des banques chinoises qui travaillent avec le régime de Kim Jong-Un.

Discussions «franches»

Il pourrait exiger en échange de son hôte qu'il renonce à un important contrat d'armement à destination de Taïwan, l'île que Pékin considère comme une province destinée à être réunifiée à la mère patrie.

Au moins d'ici au prochain congrès du Parti communiste à l'automne, lors duquel M. Xi doit décrocher un nouveau mandat de cinq ans à la tête du pays.

Autre question brûlante qui devrait être évoquée en Floride, le commerce.

L'homme d'affaires new-yorkais reconverti dans la politique veut aborder le sujet délicat du déficit des Etats-Unis avec la Chine, qui s'est élevé à près de 350 milliards $ en 2016.

La Maison Blanche a promis des paroles «franches» sur ce thème. Avec pour objectif de «réduire les barrières à l'investissement et aux échanges créées par les Chinois», selon les termes d'un responsable américain.

M. Xi pourrait offrir une ouverture accrue du marché chinois dans les secteurs de l'automobile et de l'agriculture, selon des sources diplomatiques.

En échange, il demanderait à son hôte que les États-Unis adhèrent à la BAII, la banque asiatique de développement des infrastructures que Pékin a mise en place pour concurrencer des institutions comme la Banque mondiale, jugées par trop sous influence des Occidentaux.




À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer