Écoutes: Susan Rice, ex-conseillère d'Obama, dément les accusations

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«L'allégation est que, d'une façon ou d'une autre, l'administration Obama a utilisé des informations venant du renseignement à des fins politiques. C'est absolument faux», a déclaré mardi Susan Rice .

AP, Carolyn Kaster

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Agence France-Presse
Washington

L'ancienne conseillère à la sécurité nationale de Barack Obama, Susan Rice, a vigoureusement rejeté les accusations selon lesquelles elle aurait utilisé les services de renseignements américains pour collecter des informations contre Donald Trump.

Plusieurs médias de la sphère conservatrice accusent Mme Rice d'avoir fait fuiter les noms des personnes de l'entourage de Donald Trump en contact avec des responsables étrangers et dont les conversations ont été interceptées par les services de renseignements. 

Donald Trump a lui-même relayé mardi sur son compte Twitter l'un de ces articles, publié par le site internet «Drudge Report».

«L'allégation est que, d'une façon ou d'une autre, l'administration Obama a utilisé des informations venant du renseignement à des fins politiques. C'est absolument faux», a déclaré mardi Susan Rice sur la chaîne MSNBC.

Ces articles ne donnent aucune preuve, mais les partisans de Donald Trump y voient la confirmation des allégations du président américain selon lesquelles l'administration Obama s'est servi des agences de renseignement pour l'espionner.

Avant son départ de la Maison-Blanche, Barack Obama avait ordonné une enquête approfondie sur l'interférence de la Russie dans la présidentielle de 2016. Susan Rice a reconnu que cela a pu aboutir à l'interception de communications d'associés de Donald Trump.

«Du mois d'août à la fin de l'administration (20 janvier), nous avions de plus en plus d'informations sur l'ingérence de la Russie dans notre processus électoral. Cela était très préoccupant», a-t-elle dit.

Donald Trump et ses partisans républicains insistent pour que les enquêtes du FBI et du Congrès se concentrent sur les allégations d'espionnage par l'administration Obama, plutôt que sur l'ingérence de Moscou à laquelle ont conclu les agences de renseignement américaines.

Le président américain a qualifié à maintes reprises le problème russe de «fausses nouvelles». «La vraie histoire se révèle être SURVEILLANCE et FUITES! Trouvez l'origine des fuites», a-t-il tweeté dimanche.

Responsable de l'une des enquêtes sur l'ingérence russe, Devin Nunes, le président républicain de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants, a également tenté ces dernières semaines d'orienter l'attention sur l'administration Obama.

Mais pour Susan Rice et les démocrates, la question clé est toujours celle d'une éventuelle collusion entre l'équipe Trump et la Russie.

«À l'heure actuelle, il y a un nuage qui tourne autour de la Maison-Blanche», a déclaré Eric Swalwell, un membre démocrate de la commission de David Nunes. «Nous ne nous arrêterons pas jusqu'à ce que nous découvrions ce qui s'est passé».




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