Dixième «heure pour la planète»

Près de la Porte de Brandebourg, à Berlin,... (AP, Markus Schreiber)

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Près de la Porte de Brandebourg, à Berlin, des activistes du Fonds mondial pour la nature (WWF) ont utilisé des ampoules LED pour former un globe terrestre.

AP, Markus Schreiber

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Agence France-Presse
Paris

L'Empire State Building et le siège des Nations Unies à New York ont éteint samedi leurs lumières, quelques heures après la tour Eiffel, Big Ben et l'Acropole, pour la dixième opération «Une heure pour la planète» (Earth Hour).

Cette vaste mobilisation aux quatre coins du monde contre le réchauffement climatique consiste à éteindre, pendant une heure, à 20h30, les lumières des villes et monuments du monde entier.

Parmi eux, les pyramides égyptiennes, le Kremlin à Moscou, la Mosquée bleue à Istanbul, la basilique Saint-Pierre de Rome, l'Alhambra de Grenade, et bien d'autres...

Depuis le début de cette opération en 2007, tout un chacun est en outre invité à éteindre la lumière pendant une heure et à allumer une bougie pour rappeler la nécessité d'agir contre le réchauffement climatique.

À Paris, la Tour Eiffel s'est éteinte pendant cinq minutes, en présence de champions sportifs ambassadeurs de la candidature de la capitale française aux JO de 2024, dont la navigatrice Isabelle Autissier.

«La Tour Eiffel s'est rallumée mais l'action pour la planète continue», a indiqué WWF, l'ONG organisatrice de l'événement.

En Allemagne, quelque 300 villes ont participé à l'événement. À Berlin, c'est la célèbre Porte de Brandebourg, au coeur de la capitale, qui a éteint ses lumières, ainsi que l'hôtel de ville.

Big Ben et le Parlement britannique ont ensuite suivi le mouvement à Londres.

Le poids des citoyens

La cause du climat a avancé, concède le WWF, mais l'urgence est toujours plus grande, tandis que les records de chaleur continuent de tomber.

«Nous avons lancé Earth Hour en 2007 pour montrer aux dirigeants que les citoyens se préoccupaient du changement climatique. Ce moment symbolique est aujourd'hui un mouvement mondial, rappelant combien le poids des citoyens compte», souligne Siddarth Das, directeur d'Earth Hour.

C'est à Sydney qu'a eu lieu le premier Earth Hour, devenu aujourd'hui un phénomène mondial.

L'événement, qui fait le tour de la planète en 24 heures, a été lancé samedi en Australie, avec l'Opéra de Sydney plongé dans le noir, comme le pont enjambant le port de la ville.

Ce fut ensuite le tour des grandes métropoles asiatiques, de Singapour à Tokyo en passant par Hong Kong, avec des gratte-ciel plongés dans le noir, puis les pays du Golfe.

Toutes sortes d'initiatives étaient prévues : concert aux chandelles à Lisbonne, course «durable» de 5 km à Singapour, plantation d'arbres en Tanzanie... En Birmanie, ce sont 10 000 lampes à huile qui ont été allumées à la pagode de Shwedagon, le plus important lieu sacré du pays.

Le mouvement est également présent via Facebook et sur internet www.earthhour.org/climateaction, avec un fil d'actualité.

Le climat mondial se réchauffe à un rythme inédit, sous l'impact des gaz à effet de serre, largement générés par la combustion d'énergies fossiles (gaz, charbon, pétrole).

2016 a été l'année la plus chaude jamais enregistrée sur la planète, marquant le troisième record annuel consécutif de chaleur. Un fait sans précédent depuis que les relevés de température ont commencé en 1880.




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