Trump «déçu et un peu surpris» de l'échec de la loi sur la santé

Donald Trump a redit sa conviction qu'Obamacare allait... (AP, Pablo Martinez Monsivais)

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Donald Trump a redit sa conviction qu'Obamacare allait s'effondrer d'elle-même. «Elle implose et va bientôt exploser et cela ne va pas être beau", a-t-il dit.

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Agence France-Presse
Washington

Le président américain Donald Trump s'est déclaré vendredi «déçu» et «un peu surpris» après l'échec de son projet de loi sur la santé au Congrès, jugeant qu'il était «tout près» d'être adopté.

"Je suis déçu [...] je suis un peu surpris pour être honnête», a déclaré le président depuis le Bureau ovale.

«Nous étions tout près, cela s'est joué à très peu de chose», a-t-il ajouté, visiblement touché par ce cinglant camouflet mais gardant un ton très posé.

La majorité de la Chambre des représentants s'est fracassée sur le projet d'abrogation et de remplacement d'Obamacare, loi signée en 2010 par Barack Obama. Un vote, d'abord prévu jeudi puis repoussé à vendredi, a finalement été annulé quelques minutes avant.

Le président républicain a aussi redit sa conviction qu'Obamacare allait s'effondrer d'elle-même. «Elle implose et va bientôt exploser et cela ne va pas être beau", a-t-il dit.

Le magnat de l'immobilier, arrivé au pouvoir sans la moindre expérience politique, se sent-il trahi par ceux des élus de la majorité républicaine qui ne l'ont pas suivi en dépit de ses appels répétés à voter pour la loi?

«Je ne vais pas dire du mal de qui que ce soit au sein du parti», a-t-il répondu, affirmant garder toute sa confiance à Paul Ryan, président de la Chambre des représentants.

«C'était une très très bonne loi», a-t-il martelé.

Interrogé sur la façon dont il entendait s'y prendre désormais, il est resté évasif sur le système de santé mais a affiché sa volonté d'engager prochainement une vaste réforme fiscale.

«Nous allons probablement nous tourner désormais vers la réforme fiscale que nous aurions pu faire plus tôt», a-t-il déclaré, le président Mike Pence et le ministre de la Santé Tom Price à ses côtés, visages fermés.

Début de mandat marqué par une série d'échecs

Voici les principaux échecs du milliardaire républicain depuis son investiture à la Maison Blanche le 20 janvier.

Réforme d'Obamacare retirée

Donald Trump avait fait de l'abrogation d'Obamacare l'une de ses grandes promesses de campagne. Mais le président américain a essuyé vendredi une défaite personnelle retentissante au Congrès, forcé de retirer son premier grand projet de loi visant à réformer le système d'assurance maladie.

Même s'il vante souvent ses talents de négociateur, Donald Trump n'a pas réussi à convaincre sa majorité républicaine au Congrès, pourtant confortable.

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Décret migratoire bloqué

La tentative de Donald Trump pour limiter l'immigration en provenance de certains pays musulmans, autre promesse phare de sa campagne, a été suspendue par la justice quelques jours après son entrée en vigueur le 27 janvier.

Le juge fédéral de Seattle, James Robart, a bloqué le 4 février, l'application du décret qui interdisait l'entrée du territoire américain aux ressortissants de sept pays musulmans (Iran, Irak, Syrie, Yémen, Somalie, Libye et Soudan), ainsi que de tous les réfugiés. La suspension est confirmée en appel le 9 février.

Le 15 mars, une version amendée de ce décret, qui exclut notamment l'Irak et les porteurs de permis de résidence aux Etats-Unis (cartes vertes), est de nouveau bloquée par un juge fédéral à Hawaï, Derrick Watson, qui y voit «des preuves significatives et irréfutables d'animosité religieuse».

Un autre juge fédéral dans l'Etat du Maryland a suspendu l'application du décret en invoquant les même raisons.

L'administration du président Donald Trump a fait appel de cette décision du Maryland et promis d'aller jusque devant la Cour Suprême, si nécessaire.

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Démission de Michael Flynn

Michael Flynn, le conseiller à la sécurité nationale du président Trump, se voit poussé à la démission, le 13 février, après des révélations sur des contacts inappropriés avec la Russie.

Il lui est reproché d'avoir menti sur une rencontre avec l'ambassadeur de Russie à Washington Sergey Kislyak, au cours de laquelle il aurait évoqué les sanctions américaines pesant sur la Russie, alors que Barack Obama était encore en fonctions.

Michael Flynn était l'un des inspirateurs des idées de Donald Trump sur les questions internationales pendant la campagne et est considéré comme un proche du président américain.

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L'ombre russe

Outre l'affaire Flynn, les premiers pas de Donald Trump à la Maison Blanche sont ternis par des soupçons de collusion entre son entourage et des responsables russes.

Le directeur du FBI James Comey a confirmé, le 20 mars, l'existence d'une enquête depuis juillet 2016 sur une éventuelle «coordination» entre des membres de l'équipe de campagne de Donald Trump et le gouvernement russe.

Des accusations rejetées par la Maison Blanche et qualifiées de fake news par Donald Trump, mais qui hantent sa présidence et nuisent à sa crédibilité.

L'administration de Barack Obama avait officiellement accusé Moscou d'avoir interféré dans l'élection américaine, en menant une vaste campagne de désinformation et en piratant le parti démocrate afin de nuire à Hillary Clinton et d'aider Donald Trump.




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