Pluie de critiques contre Le Pen au débat présidentiel

À un mois du premier tour du scrutin,... (AFP, Patrick Kovarik)

Agrandir

À un mois du premier tour du scrutin, les cinq principaux candidats à la présidentielle française se sont retrouvés pour un premier débat lundi. De gauche à droite : François Fillon, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon (de côté) et Marine Le Pen.

AFP, Patrick Kovarik

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Paris

La candidate de l'extrême droite à la présidentielle française, Marine Le Pen, a concentré les critiques de ses adversaires de gauche et de droite lors d'un débat inédit à un mois du premier tour d'un scrutin très incertain.

Ce débat télévisé entre les cinq principaux candidats marquait le véritable lancement d'une campagne jusqu'à présent dominée par l'inculpation du conservateur François Fillon dans une affaire d'emplois présumés fictifs, énième rebondissement dans la course pour succéder à l'impopulaire président socialiste François Hollande.

Donnée en tête du premier tour le 23 avril dans les sondages d'opinion, la chef du parti Front national, 48 ans, a été attaquée sur sa conception de l'immigration, de l'éducation et de la sécurité par les quatre autres candidats invités à débattre sur la chaîne privée TF1.

Présenté comme favori pour affronter Marine Le Pen au second tour le 7 mai, le centriste Emmanuel Macron, 39 ans, a accusé sa rivale de chercher «à diviser la société» lors d'une passe d'armes sur le burkini, tenue de bain intégrale dont le port a fait polémique en France l'été dernier au nom de la laïcité.

Sur le chapitre sécuritaire, alors que la candidate d'extrême droite venait d'évoquer sa volonté de construire «40 000 places de prison» supplémentaires, le candidat conservateur François Fillon a estimé qu'il s'agissait de «promesses qui ne seront pas mises en oeuvre».

Programme «radical»

«Je propose 16 000 places de prison», a réagi le candidat de la droite, qui prône le «redressement» de la France avec un programme d'austérité qu'il qualifie lui-même de «radical». Dans un pays frappé par une vague d'attentats djihadistes sans précédent en 2015 et 2016, l'attaque samedi d'une patrouille militaire par un délinquant se disant prêt à «mourir» au nom d'Allah a ravivé les craintes sur la sécurité. 

François Fillon est apparu à l'aise et à l'offensive dans les échanges, loin de ses déboires judiciaires qui ont semé le doute jusque dans son camp sur sa capacité à aller au bout de la course. Parti favori, il a vu sa popularité chuter après des révélations en janvier sur des emplois fictifs accordés à son épouse Penelope et deux de ses enfants. Il a été inculpé mi-mars pour «détournement de fonds publics», du jamais-vu dans une présidentielle en France. Celui qui avait fait de la probité un thème phare des premières semaines de sa campagne a dénoncé «un assassinat politique» à son encontre.

La fille du cofondateur du Front national, Jean-Marie Le Pen, est aussi visée par des affaires d'emplois fictifs au Parlement européen et de financement illégal de campagne. 

«Droguée aux pages des faits divers»

Se joignant au concert de critiques contre celle qui se présente comme la «candidate du peuple», le socialiste Benoît Hamon, 49 ans, quant à lui accusé Mme Le Pen d'être «droguée aux pages des faits divers». Il avait un peu plus tôt qualifié de «nauséabonds» ses propos sur l'école.

Le représentant de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon, 65 ans, a lui fustigé les «fantasmes» de Mme Le Pen sur l'immigration.




À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer