L'assaillant d'Orly était drogué

L'attaque de samedi a entraîné l'évacuation de 3000... (AP, Kamil Zihnioglu)

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L'attaque de samedi a entraîné l'évacuation de 3000 passagers à l'aéroport parisien d'Orly.

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Agence France-Presse
Paris

L'homme qui a attaqué une patrouille militaire samedi à l'aéroport parisien d'Orly avant d'être abattu était sous l'emprise de l'alcool et de stupéfiants, a-t-on appris dimanche soir de source judiciaire.

«Les analyses toxicologiques réalisées ce dimanche ont mis en évidence un taux d'alcoolémie de 0,93 gramme par litre de sang et la présence de cannabis et de cocaïne», a détaillé cette source. Ziyed Ben Belgacem, un Français de 39 ans d'origine tunisienne, braqueur multirécidiviste, avait été condamné en 2009 pour trafic de stupéfiants. 

Une autopsie devait avoir lieu dimanche. Les enquêteurs analysent également son téléphone et les éléments recueillis lors d'une perquisition à son domicile. 

Le parquet a ouvert une enquête notamment pour tentative d'homicide et tentative d'assassinat sur personnes dépositaires de l'autorité publique, en relation avec une entreprise terroriste, ainsi que pour association de malfaiteurs terroriste criminelle.

Il avait jeté au sol un sac contenant un bidon d'hydrocarbures juste avant l'attaque. Sur lui, les enquêteurs ont retrouvé 750 euros (1077 $), un exemplaire du coran, un paquet de cigarettes et un briquet et, à son domicile dans la banlieue, quelques grammes de cocaïne et une machette.

Au-delà de cette annonce, les enquêteurs cherchaient toujours dimanche à établir les motivations de Ziyed Ben Belgacem, ce Français présumé radicalisé qui a provoqué la panique et l'interruption du trafic aérien.

Cet homme, signalé comme radicalisé en prison, s'est dit prêt à «mourir» au nom d'Allah en s'attaquant à une militaire en patrouille samedi matin dans le terminal Sud de l'aéroport, avant d'être abattu par deux autres militaires. 

«Posez vos armes! Mains sur la tête! Je suis là pour mourir par Allah. De toute façon, il va y avoir des morts», a-t-il crié pendant l'attaque qui a provoqué une évacuation partielle de l'aéroport et un confinement de passagers.

Après avoir été suspendu samedi pendant plusieurs heures, le trafic aérien était revenu normal dimanche, selon son gestionnaire, Aéroports de Paris.

Dans la matinée, le père de l'agresseur a exprimé son incompréhension, incriminant ses «fréquentations» et «la drogue». «Mon fils n'a jamais été un terroriste. Jamais il n'a fait la prière et il (buvait). Et sous l'effet de l'alcool et du cannabis, voilà où on arrive», a témoigné cet homme choqué sur la radio Europe 1 qui n'a pas donné son identité.

Après l'attaque, le père, un frère et un cousin s'étaient spontanément présentés samedi à la police. Le frère et le cousin du Français qui a agressé samedi à l'aéroport d'Orly près de Paris une militaire en patrouille avant d'être abattu ont été relâchés dimanche soir par la police, tout comme son père la veille, a-t-on appris de source judiciaire. 

«Il n'y a plus aucune garde à vue en cours dans ce dossier à ce stade de l'enquête», a-t-on précisé de même source.

Élément déclencheur?

Arrêté à un contrôle routier, Ziyed Ben Belgacem tire au revolver à grenailles sur des policiers, en blessant légèrement un à la tête, et prend la fuite. Il réapparaît à une trentaine de kilomètres de là, dans la banlieue sud, où il vole une voiture, pour gagner ensuite l'aéroport d'Orly-Sud. Entretemps, il a appelé son père pour lui avouer avoir «fait une connerie», a raconté ce dernier, et lui a demandé son «pardon», que le père lui refuse, car «il a touché à un gendarme». 

«On ne sait pas si le contrôle routier a été l'élément déclencheur du passage à l'acte ou s'il a pu y avoir une préméditation», a indiqué à l'AFP une source proche de l'enquête.

L'assaillant se trouvait dans «une sorte de fuite en avant avec un processus de plus en plus destructeur», a commenté samedi soir le procureur de Paris François Molins, qui a décrit «un individu extrêmement violent», avec une intention terroriste.

Pour le magistrat, plusieurs éléments désignent Ziyed Ben Belgacem comme un homme déterminé à «aller au bout de ce processus» mortifère : le choix de la cible, des militaires, «correspond aux mots d'ordre diffusés par les organisations terroristes jihadistes».




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