L'Allemagne n'a pas de dette à l'égard de l'OTAN, réplique Berlin

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La réplique est venue de la ministre de la Défense allemande, Ursula von der Leyen.

AP, Michel Sohn

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Agence France-Presse
Berlin

La ministre allemande de la Défense a rejeté dimanche l'accusation de Donald Trump selon laquelle l'Allemagne devrait d'importantes sommes d'argent à l'OTAN et aux États-Unis du fait de dépenses militaires insuffisantes.

Il n'existe pas de compte où sont enregistrées des dettes au sein de l'OTAN», a déclaré Ursula von der Leyen, une proche de la chancelière Angela Merkel, dans un communiqué, en ajoutant que les dépenses en faveur de l'OTAN ne devaient pas être le seul critère pour mesurer les efforts militaires de l'Allemagne.

Le président américain Donald Trump s'était livré à une diatribe contre l'Allemagne samedi, affirmant que Berlin devait payer plus pour profiter du parapluie protecteur de l'OTAN et de Washington.

L'Allemagne «doit d'énormes sommes d'argent» à l'OTAN et aux États-Unis qui lui «fournissent une défense très puissante et très coûteuse», avait tweeté le président moins de 24 heures après sa première rencontre en personne avec la chancelière allemande Angela Merkel à la Maison-Blanche.

Lors de cette rencontre, Angela Merkel avait réaffirmé que son pays entendait respecter un engagement pris à l'OTAN en 2014, qui prévoit que les pays membres augmentent leurs dépenses militaires jusqu'à hauteur de 2% de leur Produit intérieur brut dans un délai de 10 ans.

L'Allemagne n'est aujourd'hui qu'à 1,2% et peu de pays de l'OTAN atteignent le niveau de 2%.

Dimanche, sa ministre de la Défense a toutefois précisé que l'augmentation promise des dépenses militaires ne concernerait pas seulement l'OTAN.

«Vouloir lier les 2% que nous voulons atteindre au milieu de la prochaine décennie seulement à l'OTAN est erroné», a-t-elle dit dans un communiqué.

Les dépenses militaires sont destinées aussi «à nos missions de paix dans le cadre de l'ONU, à nos missions européennes et à notre contribution à la lutte contre l'État islamique», a argumenté la ministre, membre du parti conservateur de la chancelière.

En réponse aux exigences de l'administration Trump, elle a convenu qu'il fallait «une répartition équitable» des dépenses militaires entre alliés.

Mais cela passe à la fois par la modernisation de l'OTAN, ainsi que par «une union européenne de la Défense» et des «investissements dans l'ONU», a-t-elle dit, au moment où les États-Unis veulent réduire leur contribution au budget des Nations Unies.

Cette passe d'armes entre Washington et Berlin sur l'OTAN confirme que l'entrevue vendredi entre le président américain et celle qui est considérée comme la dirigeante la plus influente en Europe n'a guère contribué à apaiser les sujets de tension entre les deux pays.

Donald Trump et Angela Merkel avaient affiché des divergences vendredi également sur des sujets comme l'immigration ou le commerce, l'administration américaine campant sur un discours protectionniste alors que l'Allemagne vit de ses exportations.




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