Meurtre sur le chemin de Compostelle: l'accusé muet

Miguel Ángel Munoz Blas, accusé du meurtre d'une... (AFP, Miguel Riopa)

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Miguel Ángel Munoz Blas, accusé du meurtre d'une Américaine effectuant le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, en 2015, a refusé mardi de s'exprimer à son procès en Espagne.

AFP, Miguel Riopa

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Agence France-Presse
León, Espagne

L'homme accusé du meurtre d'une Américaine effectuant le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, en 2015, a refusé mardi de s'exprimer à son procès en Espagne.

Miguel Ángel Munoz Blas risque une peine de réclusion criminelle de 25 ans pour avoir assassiné Denise Pikka Thiem, 40 ans, en avril 2015 et cinq ans d'incarcération pour le vol des 1132 $US qu'elle avait sur elle.

Son procès s'est ouvert par la sélection des jurés lundi à León, dans le nord-ouest de l'Espagne. Et la première audience devant ces jurés - huit femmes et un homme - s'est tenue mardi.

Pour cette audience, il a annoncé qu'il ferait usage de son droit à conserver le silence et a prévenu aussi qu'il ne répondrait «à aucune question», ni de l'accusation, ni de son avocat.

Miguel Angel Munoz Blas, âgé de 41 ans selon la presse, lui aurait tendu un piège, en changeant la signalétique sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle non loin de León, pour attirer les pèlerins chez lui.

Denise Pikka Thiem, originaire de l'Arizona s'est donc éloignée du chemin, le 5 avril 2015, pour visiter le village de Castrillo de los Polvazares, à quelque 340 km au nord de Madrid.

Sur place, elle s'est perdue en raison des faux panneaux placés par le suspect, qui, en l'apercevant près de chez lui l'a approchée et après un temps en sa compagnie, l'aurait frappée trois fois à la tête et une fois au thorax, selon l'acte d'accusation.

Il lui aurait ensuite tranché le cou avec une arme blanche, avant de la dénuder et de l'enterrer, après l'avoir amputée des deux mains, qui n'ont jamais été retrouvées.

Le suspect a été arrêté en septembre 2015 dans la région des Asturies (nord) et a lui-même mené la police jusqu'au cadavre.

L'homme, atteint selon son avocat d'une pathologie psychiatrique, avait dans un premier temps admis le crime, puis il s'était rétracté, assurant qu'il avait juste découvert le corps. Son procès est prévu jusqu'au 4 avril.




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