Pour Le Pen, l'immigration a engendré «la perspective d'une guerre civile»

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La candidate d'extrême droite à la présidentielle française Marine Le Pen

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Agence France-Presse
Paris

La candidate d'extrême droite à la présidentielle française Marine Le Pen a estimé lundi que 40 ans d'immigration et d'«absence de toute politique» en la matière avaient engendré «la perspective d'une guerre civile», plaidant pour une «consultation nationale» sur «l'accès à la citoyenneté».

«La situation est devenue incontrôlable quand, année après année, c'est par millions que se sont établis en France des migrants», a lancé la chef de file du parti anti-immigration et anti-euro Front national (FN), lors d'une conférence sur la citoyenneté à Paris. 

«Une partie ont recréé leur communauté d'origine et vivent dans une langue, selon des moeurs et des lois qui ne sont pas de France, sur le sol français», a poursuivi la candidate de 48 ans qui devrait, selon les derniers sondages, se qualifier pour le second tour du scrutin présidentiel le 7 mai. Et «dans les années 2000, une partie des migrants et de leurs enfants est entrée en guerre contre la France», a-t-elle affirmé.

«Depuis 40 ans au moins», a-t-elle jugé, «tout observateur lucide et objectif voit monter les problèmes quand depuis trop d'années, d'intimidations en intimidations et d'agressions anti-français en actes terroristes, la perspective de la guerre civile n'est plus un fantasme.»

«Politique de citoyenneté»

Face à cela, Mme Le Pen a plaidé pour une «politique de citoyenneté», qui passerait, si elle est élue présidente, par «une consultation nationale sur un sujet précis : les conditions d'entrée, de séjour et d'acquisition de la nationalité».

Ce ne sera pas un référendum, mais un «débat national», a précisé le numéro 2 du FN Florian Philippot à l'AFP.

«Nous négocierons avec chacun des États concernés la couverture des étudiants et des travailleurs migrants temporairement résidant en France», a-t-elle aussi précisé.

Alors que son père Jean-Marie Le Pen, cofondateur du FN en 1972, a été condamné à plusieurs reprises pour avoir fait des chambres à gaz nazies «un détail» de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, Mme Le Pen a salué ceux qui ont «accueilli ou caché des enfants juifs au risque de la déportation».




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