Noriega dans un état critique

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Manuel Noriega en 2011 à son arrivée à la prison Renecer près de Panama City

AFP, Rodrigo Arangua

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Agence France-Presse

L'ancien dictateur panaméen Manuel Noriega, 83 ans, en prison pour la disparition d'opposants politiques sous son régime (1983-1989), est dans un «état critique» à la suite d'une opération pour une tumeur bénigne au cerveau, a indiqué son avocat.

L'intervention chirurgicale, dans l'hôpital public Santo Tomas à Panama, a d'abord été qualifiée de «succès» par Me Ezra Angel, mais une hémorragie s'est par la suite déclarée et l'ancien dictateur a dû être opéré de nouveau.

«L'hémorragie a pu être stoppée, mais il devra rester au moins cinq jours sous sédation pour récupérer», a précisé l'avocat.

Les filles de l'ancien homme fort du Panama avaient auparavant indiqué que l'état de santé de leur père était «critique». «L'opération était nécessaire, car ses conditions de vie empiraient de plus en plus», avaient-t-elle expliqué.

Manuel Noriega, qui souffrait d'un méningiome, était sorti temporairement de prison fin janvier et se trouvait depuis au domicile de l'une de ses trois filles dans la capitale panaméenne.

L'opération avait initialement été prévue au 15 février puis retardée dans l'attente de nouveaux examens.

Il s'agit d'un «patient à haut risque» en raison de son âge avancé et des autres maladies dont il souffre, a souligné Eduardo Reyes, le médecin personnel de M. Noriega, précisant que la tumeur «a connu une croissance inattendue et cela a accéléré la nécessité de la chirurgie pour éviter des dommages au système cérébral».

Manuel Noriega, ancien agent de la CIA, s'était rendu en janvier 1990 après une intervention militaire américaine.

Il a passé plus de deux décennies derrière les barreaux aux États-Unis pour des accusations de trafic de drogue. Il a ensuite été emprisonné deux ans en France pour blanchiment d'argent, avant d'être extradé vers le Panama en décembre 2011 où il purge désormais trois peines de 20 ans de réclusion chacune pour la disparition d'opposants, des faits qu'il nie.

Sa famille a demandé à plusieurs reprises, en vain, une assignation à résidence permanente de l'ancien dictateur, qui a connu plusieurs hémorragies cérébrales, des complications pulmonaires, un cancer de la prostate et a souffert de dépression.




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