L'espérance de vie des femmes grimpera à 90 ans d'ici 2030

La Corée du Sud tire clairement son épingle... (La Presse, Ivanoh Demers)

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La Corée du Sud tire clairement son épingle du jeu avec une hausse de l'espérance de vie de 6,6 ans chez les femmes et de 7 ans chez les hommes entre 2010 et 2030.

La Presse, Ivanoh Demers

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Elisabeth Zingg
Agence France-Presse
Paris

L'espérance de vie devrait continuer à augmenter dans les pays développés et s'approcher, voire dépasser les 90 ans d'ici à 2030 chez les femmes dans des pays comme la Corée du Sud, la France et le Japon, selon une étude publiée mercredi.

«Jusqu'à récemment encore, de nombreux chercheurs pensaient que l'espérance de vie ne dépasserait jamais 90 ans», rappelle le Pr Majid Ezzati, le principal auteur de l'étude parue dans la revue médicale britannique The Lancet.

Mais en utilisant 21 modèles mathématiques pour prédire l'évolution de l'espérance de vie dans 35 pays développés, les auteurs de l'étude sont arrivés à la conclusion que les femmes sud-coréennes étaient les plus susceptibles de franchir le cap des 90 ans d'ici à 2030.

Leur espérance de vie à la naissance (c'est-à-dire la durée de vie prévisible d'une petite sud-coréenne née en 2030) devrait atteindre 90,8 ans, alors que celle des Françaises et des Japonaises atteindrait respectivement 88,6 ans et 88,4 ans.

L'évolution devrait être similaire chez les hommes, avec un écart entre les sexes tendant à s'amenuiser d'ici à 2030, selon les chercheurs.

Les hommes sud-coréens devraient eux aussi être en tête avec une espérance de vie de 84,1 ans devant les Australiens et les Suisses (84 ans).

Selon les dernières statistiques publiées l'an dernier par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les trois pays ayant les espérances de vie les plus longues en 2015 étaient : le Japon (86,8 ans), Singapour (86,1 ans) et l'Espagne (85,5 ans) chez les femmes, et la Suisse (81,3 ans), l'Islande (81,2 ans) et l'Australie (80,9 ans) chez les hommes.

La Corée du Sud tire clairement son épingle du jeu avec une hausse de l'espérance de vie de 6,6 ans chez les femmes et de 7 ans chez les hommes entre 2010 et 2030.

D'autres pays comme la Slovénie sont également en progrès (+ 4,7 ans chez les femmes et + 6,4 ans chez les hommes) au cours de la même période.

Peu d'amélioration aux États-Unis 

Mais l'étude révèle également que la situation ne devrait guère s'améliorer d'ici à 2030 aux États-Unis où l'espérance de vie est déjà inférieure à celle de la plupart des pays développés.

Elle devrait passer de 81,2 ans en 2010 à 83,3 ans en 2030 chez les femmes et de 76,5 à 79,5 ans chez les hommes, soit des chiffres similaires à ceux de pays comme la Croatie ou le Mexique.

Pour expliquer cette situation, les chercheurs évoquent d'importantes inégalités, l'absence d'un système de santé universel ainsi que des taux de mortalité maternelle et infantile, d'homicide et d'obésité particulièrement élevés.

La Corée du Sud au contraire s'est efforcée d'améliorer l'accès aux soins et de promouvoir une meilleure nutrition chez les enfants et les adolescents. Le pays a également moins de personnes en surpoids et un taux de tabagisme chez les femmes bien inférieur à celui observé dans la plupart des autres pays en développement, relèvent les chercheurs.

Quant à l'écart hommes-femmes, qui allait de 3,9 ans en Nouvelle-Zélande à 8,5 ans en Pologne en 2010, il devrait diminuer dans tous les pays d'ici à 2030 à l'exception du Mexique, où les femmes devraient gagner en espérance de vie plus que les hommes et au Chili, en France et en Grèce où l'espérance de vie des hommes et des femmes devrait augmenter de la même manière.

«Les hommes avaient traditionnellement des modes de vie moins sains et, dès lors, des espérances de vie plus courtes. Ils fumaient et buvaient plus et étaient plus souvent victimes d'accidents et d'homicides», rappelle le Pr Ezzati, de l'Imperial College de Londres.

«Mais les modes de vie des hommes et des femmes ont tendance à se rapprocher et leur longévité aussi», ajoute-t-il.

Les chercheurs prévoient de continuer leurs travaux en appliquant leurs modèles à des maladies spécifiques ainsi qu'à tous les pays afin d'affiner leurs prédictions. Mais ils reconnaissent également que celles-ci ne peuvent pas tenir compte «d'événements imprévus», tels que des changements politiques affectant les systèmes sociaux et sanitaires.




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