Un professeur américain veut le statut de réfugié politique au Canada

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Steve Carr veut malgré tout conserver sa citoyenneté américaine dans l'espoir que ses compatriotes «entendent raison» lors des élections de mi-mandat, en 2018.

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La Presse Canadienne
SAINT-JEAN, Terre-Neuve-et-Labrador

Un professeur de biologie américain de l'Université Mémorial, à Terre-Neuve, a l'intention de faire des démarches pour devenir citoyen canadien après avoir vécu une trentaine d'années au pays, se caractérisant comme un «réfugié politique» en raison de l'élection de Donald Trump.

Steve Carr, un natif de la Californie dont la mère est originaire de Stratford, en Ontario, a indiqué qu'il avait fait une demande de citoyenneté en guise «d'assurance» contre la politique en immigration de Donald Trump.

Le résident permanent de longue date a jonglé avec l'idée de devenir citoyen canadien naturalisé depuis qu'il a déménagé à Terre-Neuve pour enseigner en 1987, mais il se décrit d'abord comme un «patriote américain» et il ne pouvait pas se résoudre à prêter serment à la Reine.

Il dit avoir regardé avec incrédulité les résultats électoraux en novembre et cela lui a fait «mal au coeur» lorsqu'il a vu que Donald Trump avait remporté la présidence.

M. Carr estime que la rhétorique du président républicain divise les Américains, érigeant une barrière entre le «nous» et le «eux» - ceux qui ne l'appuient pas.

En tant que scientifique bouddhiste avec des idées à tendance libérale, il considère qu'il est dans le camp adverse.

Il s'inquiète d'être embarrassé aux douanes américaines parce qu'il a voyagé deux fois Cuba avec un passeport américain lors de séjours professionnels qui avaient été autorisés par les nouveaux règlements adoptés par l'ancienne administration Obama.

M. Carr craint que ces deux voyages puissent l'amener à apparaître sur la liste d'interdiction de vol, ou pire, à finir à en prison.

En tant que père de deux fillettes de six ans, il ne veut pas prendre le risque de «les priver de leur père».

Steve Carr veut conserver sa citoyenneté américaine dans l'espoir que ses compatriotes «entendent raison» lors des élections de mi-mandat, en 2018.

Si Terre-Neuve était une république, il serait devenu citoyen depuis longtemps, a-t-il affirmé.

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