Theresa May durcit le ton contre Trump

Donald Trump et Theresa May se sont rencontrés... (AFP, Brendan Smialowski)

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Donald Trump et Theresa May se sont rencontrés à la Maison-Blanche, le 27 janvier.

AFP, Brendan Smialowski

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Associated Press
Berlin

Les têtes dirigeantes du Royaume-Uni et de l'Allemagne ont joint leurs voix à d'autres alliés des Américains, dimanche, en critiquant le président Donald Trump pour son décret interdisant l'entrée aux États-Unis de personnes en provenance de certains pays à majorité musulmane, alors que des politiciens d'extrême-droite en Europe saluaient la décision de M. Trump.

La première ministre britannique Theresa May n'est «pas d'accord» avec le décret annoncé par M. Trump et contestera la mesure auprès du gouvernement américain si elle a des conséquences néfastes pour des citoyens britanniques, a indiqué un porte-parole. Ce responsable a fait cette mise au point après que Mme May eut refusé de condamner l'interdiction d'entrée lors d'une visite en Turquie, disant plutôt que la décision appartenait au gouvernement américain.

La chancelière allemande Angela Merkel a aussi déploré la décision du président américain. Son porte-parole, Steffen Seibert, a indiqué que la chancelière était convaincue qu'un combat «nécessaire et déterminé» contre le terrorisme ne justifiait pas de placer sous la «suspicion générale» des gens d'une origine ou d'une confession particulières.

Mme Merkel a soulevé la question lors d'un entretien téléphonique avec M. Trump, samedi, faisant valoir la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés qui appelle tous les signataires à accueillir des gens fuyant la guerre, a mentionné le porte-parole.

M. Seibert a indiqué que le gouvernement allemand examinerait les conséquences que pourraient avoir les mesures prises par le gouvernement américain sur les citoyens allemands ayant une double citoyenneté, et, «si nécessaire, représenterait leurs intérêts auprès des partenaires américains».

En marge du sommet des pays méditerranéens de l'Union européenne à Lisbonne, le président français François Hollande avait appelé samedi l'Europe à «répondre» avec «fermeté» au président américain Donald Trump.

Dimanche, M. Trump a affirmé sur Twitter que les États-Unis avaient besoin de «frontières solides et de contrôles exceptionnels» dès maintenant. Le président a ajouté: «Regardez ce qui se passe partout en Europe et, bien sûr, ailleurs dans le monde - un horrible désordre!».

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