Immigration: Trump va renforcer «la haine de l'Occident»

Donald Trump prévoyait passer des coups de fil... (AP, Andrew Harnik)

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Donald Trump prévoyait passer des coups de fil à Angela Merkel, François Hollande et Vladimir Poutine, samedi.

AP, Andrew Harnik

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Associated Press
Francfort

Le décret signé par le président Donal Trump interdisant l'entrée aux États-Unis aux ressortissants de sept pays musulmans va renforcer «la haine envers l'Occident», juge le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn, selon une interview diffusée samedi.

Avec ce décret, «le monde musulman est divisé par le président américain entre bons et méchants», a estimé M. Asselborn dans un entretien à paraître dans l'édition dominicale du journal allemand Tagesspiegel et dont des extraits ont été dévoilés en avance.

«La décision est également mauvaise pour l'Europe, car elle va renforcer encore davantage la méfiance et la haine envers l'Occident au sein du monde musulman», a déclaré le ministre.

La Maison-Blanche a annoncé vendredi avoir interdit pendant trois mois l'arrivée de ressortissants de sept pays musulmans: Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen. Exception sera faite pour les ressortissants détenteurs de visas diplomatiques et officiels et qui travaillent pour des institutions internationales.

Le président Donald Trump justifie cette mesure controversée en affirmant qu'elle vise à lutter contre les «terroristes islamistes radicaux».

La mesure a été très critiquée par les membres du parti démocrate américain ainsi que par des organisations de défense des libertés civiles et des droits de l'Homme.

L'Europe doit s'unir, dit Hollande

LISBONNE - L'Europe doit former un front uni contre les mouvements populistes qui se voient gonflés d'optimisme face aux développements récents aux États-Unis, a soutenu le président français, François Hollande, samedi.

Il a fait valoir que l'Europe fait face à un moment crucial et doit résister à tout appel à démentir les changements climatiques ou à mettre fin à l'accueil de réfugiés.

M. Hollande a tenu ces propos à l'occasion d'une rencontre informelle avec six autres leaders européens de pays méditéranéens, à Lisbonne, au Portugal. Les pays membres de l'Union européenne (UE) doivent se coller à leurs principes et défendre leurs intérêts, a-t-il plaidé.

M. Hollande a dit estimer que l'UE doit adopter un ton ferme à l'égard du président américain Donald Trump.

Sept dirigeants européens sont réunis pour une demi-journée afin de réaffirmer leur engagement envers l'UE dans la foulée de l'éventuelle sortie du groupe par le Royaume-Uni.

Des représentant de la France, de l'Italie, de la Grèce, de l'Espagne, de l'île de Malte et de la république de Chypre sont présents, aussi bien que du Portugal, le pays hôte de cette rencontre.

Des responsables portugais ont indiqué que les chefs d'État s'entendraient pour le déploiement d'une plus proche collaboration en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme.

Ils soupèseront aussi différentes façons de stimuler l'économie en Europe. Associated Press

L'Iran va appliquer la réciprocité

L'Iran a décidé samedi d'appliquer la réciprocité après la décision du président américain Donald Trump d'interdire pendant trois mois l'entrée des Iraniens et des ressortissants de six autres pays musulmans aux États-Unis, a indiqué le ministère des Affaires étrangères.

«La République islamique d'Iran, tout en respectant le peuple américain et pour défendre les droits de ses citoyens, a décidé d'appliquer la réciprocité après la décision insultante des États-Unis concernant les ressortissants iraniens et tant que cette mesure n'aura pas été levée», a affirmé le ministère dans un communiqué repris par la télévision d'État. AFP

Ériger des murs n'est pas la solution, dit la Turquie

La crise des réfugiés ne sera pas résolue «en érigeant des murs», a déclaré samedi le Premier ministre turc Binali Yildirim, interrogé sur les restrictions en matière d'immigration imposées par le président américain Donald Trump.

«Nous ne résoudrons pas le problème des réfugiés en érigeant des murs», a déclaré M. Yildirim au cours d'une conférence de presse conjointe avec la Première ministre britannique Theresa May à Ankara.

Il répondait à une question portant notamment sur la décision américaine d'arrêter pendant quatre mois le programme fédéral d'admission et de réinstallation de réfugiés de pays en guerre, toutes nationalités confondues.

Il a toutefois ajouté ne pas pouvoir faire de commentaires «à partir de ouï-dires».

Mme May a elle botté en touche. Interrogée une première fois, elle a préféré saluer "la générosité" de la Turquie qui accueille près de trois millions de réfugiés syriens et irakiens.

Lorsque les journalistes ont insisté pour qu'elle donne son avis sur la politique du président Trump, qu'elle avait rencontré la veille à Washington, elle a répondu : «les États-Unis sont responsables de la politique américaine sur les réfugiés. Le Royaume-Uni est responsable de la politique britannique sur les réfugiés».

Le Première ministre britannique a été la première dirigeante étrangère a être reçue à la Maison Blanche par le président Donald Trump.

M. Yildirim a souligné qu'avec des dizaines de millions de réfugiés à travers le monde, ce problème ne pouvait être ignoré, mais résolu à travers une plus forte coopération internationale.

«Nous avons ouvert nos portes, et s'ils revenaient, nous les prendrions à nouveau», a-t-il affirmé.

Les autorités turques disent accueillir quelque 2,7 millions de réfugiés syriens, et 300 000 réfugiés irakiens. AFP

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