Un hélico s'écrase près de l'hôtel enseveli par une avalanche

L'hélicoptère qui s'est écrasé dans les Abruzzes, mardi,... (AP, Claudio Lattanzio)

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L'hélicoptère qui s'est écrasé dans les Abruzzes, mardi, venait d'effectuer une mission de secours sur les pistes de ski.

AP, Claudio Lattanzio

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Filippo Monteforte
Agence France-Presse
Farindola, Italie

Six personnes sont mortes mardi dans l'accident d'un hélicoptère de secours qui évacuait un skieur blessé dans les Abruzzes, dernier drame dans les montagnes italiennes en pleine série noire entre séismes et avalanche dévastatrice.

Dans les décombres de l'hôtel détruit par 120 000 tonnes de neige et de débris il y a plus de six jours, les secouristes ont trouvé cinq corps mardi, portant le bilan du drame à 17 morts et 12 disparus.

Sur le versant opposé de la même chaîne montagneuse, «l'hélicoptère venait d'effectuer une mission de secours sur les pistes de ski et il tournait quand il s'est écrasé non loin des pistes», a expliqué à l'AFP un porte-parole de la police.

«Six personnes ont trouvé la mort», a-t-il ajouté, alors que les télévisions ont diffusé des images de la carcasse noircie sur la neige et de secouristes évacuant des corps sur des traîneaux.

Lors des missions de ce type, les hélicoptères des services de secours partent avec un équipage de cinq personnes : deux pilotes, un médecin, une infirmière et un secouriste alpin.

La sixième victime est le skieur qui avait été secouru quelques instants plus tôt sur les pistes de Campo Felice, une station située à un peu plus d'une heure de route de la capitale, très appréciées des Romains et souvent prise d'assaut le week-end.

Depuis près d'une semaine, des milliers de militaires, secouristes, policiers, pompiers ont été mobilisés dans le centre de l'Italie, avec l'appui de dizaines d'hélicoptères quand le temps le permettait, pour évacuer les habitants de zones à risque, approvisionner les hameaux isolés et rétablir l'électricité. Et le radoucissement des températures a ajouté des inondations.

Une équipe de secouristes alpins accourue sur les lieux de l'écrasement est d'ailleurs partie de Penne, où se trouve le QG des secours qui tentent toujours de retrouver des survivants dans les décombres de l'hôtel enseveli par une avalanche.

«On creuse encore»

«Nous ne nous arrêterons pas de chercher tant que nous n'aurons pas la certitude qu'il n'y a plus personne» sous les décombres, a déclaré à la presse un responsable de la Protection civile, Luigi D'Angelo. «On creuse encore dans le coeur de la structure, la zone entre les cuisines, le bar et le hall. Nous allons continuer jusqu'à ce que nous ayons trouvé tout le monde», a-t-il ajouté.

Après l'espoir suscité par la découverte vendredi de neuf survivants, qui avaient tenu 48 heures dans le froid, et lundi matin de trois chiots vivants, les secouristes ont depuis fait un morne décompte de corps retrouvés.

À Farindola, à quelques kilomètres en contrebas de l'hôtel, plusieurs dizaines de personnes ont participé mardi matin, sous la pluie, aux funérailles d'Alessandro Giancaterino, le maître d'hôtel, dont le corps avait été l'un des premiers retrouvés.

Âgé de 42 ans, il était le frère de l'ancien maire de la commune, Massimiliano Giancaterino, longtemps soupçonné d'avoir reçu des pots-de-vin pour signer les permis de construire nécessaires à la restructuration de l'hôtel il y a 10 ans.

Mardi, l'attaquant de football de la Juventus, Paulo Bruno Exequiel Dybala, a appelé au téléphone deux enfants hospitalisés, dont les parents sont décédés ou portés disparus. Il a invité Samuel (7 ans) et Edoardo (9 ans) à aller assister à un match à Turin.

Les obsèques de Gabriele D'Angelo, un serveur de 31 ans, devaient suivre dans l'après-midi à Penne.

Enquête

Parallèlement aux recherches, la justice, qui a ouvert une enquête pour homicides involontaires, cherchait à déterminer si la catastrophe de l'hôtel aurait pu être évitée, et à établir d'éventuelles responsabilités.

Lors d'une conférence de presse lundi, la procureure de Pescara, Cristina Tedeschini, a relevé «un manque d'efficacité et des interférences» dans les communications le jour du drame, tout en ajoutant qu'il était trop tôt pour assurer qu'une meilleure organisation aurait pu sauver des vies.

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