Tricheries aux urnes, estime Trump

Sean Spicer, le porte-parole de la Maison-Blanche, a... (AP, Pablo Martinez Monsivais)

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Sean Spicer, le porte-parole de la Maison-Blanche, a indiqué que, selon les études et les preuves que des gens ont portées à l'attention de Donald Trump, 14 % des votants n'étaient pas des citoyens américains.

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Agence France-Presse
Washington

Le nouveau président Donald Trump estime que des millions de personnes ont voté illégalement aux élections de novembre, selon la Maison-Blanche mardi qui n'a toutefois apporté aucune preuve pour étayer ces affirmations.

Quelques heures après que le milliardaire a dit aux chefs du Congrès que jusqu'à cinq millions de personnes pourraient avoir voté illégalement, le porte-parole de la Maison-Blanche Sean Spicer a confirmé les vues du président, lors de son point de presse quotidien.

«Selon ses propos, de trois à cinq millions de personnes pourraient avoir voté illégalement, un chiffre basé sur les études que nous avons vues», a déclaré M. Spicer. «Je pense que le président pense cela depuis un moment en raison des études et des informations dont il dispose».

Il n'existe aucune preuve publique d'éventuelles fraudes lors des dernières élections du 8 novembre. Si ces affirmations étaient vraies, cela constituerait le plus gros scandale politique de l'histoire du pays.

Cependant, a noté M. Spicer, Donald Trump a confiance dans les résultats des élections.

Le magnat de l'immobilier a perdu le vote populaire contre son adversaire démocrate Hillary Clinton, qui a remporté 2,9 millions de voix de plus, mais il a malgré tout remporté le scrutin grâce à la répartition des grands électeurs État par État (304 grands électeurs contre 227 pour Mme Clinton).

Sean Spicer a avancé que selon «les études et les preuves» que «des gens» ont portées à l'attention de M. Trump, 14 % des votants «n'étaient pas des citoyens américains».

M. Trump avait déjà cité par le passé une étude du centre de recherche Pew de 2012 selon laquelle plus de «1,8 million de personnes décédées figuraient sur les listes électorales». Mais ce rapport ne fournissait aucun élément permettant de penser que des personnes auraient pu voter pour le compte de ces personnes décédées.

Interrogé pour savoir si la Maison-Blanche pourrait demander l'ouverture d'une enquête sur ces éventuelles fraudes électorales, Sean Spicer a dit : «Peut-être que nous le ferons». Relancé par un journaliste, il a dit : «Tout est possible. Il n'y a pas d'enquête, j'ai dit que c'était possible. Tout est possible. C'était une question hypothétique», a-t-il ajouté.

Laissez Barron tranquille

La Maison-Blanche a appelé mardi au respect de la vie privée de Barron Trump, 10 ans, fils de Donald et Melania Trump, au nom d'une tradition qui a toujours été largement respectée aux États-Unis, quel que soit le président. «Il existe une tradition ancienne selon laquelle les enfants des présidents peuvent grandir loin des projecteurs», rappelle l'exécutif américain dans un bref communiqué. «La Maison-Blanche s'attend à ce que cette tradition continue.»

La chaine NBC a suspendu l'une de ses employées travaillant pour l'émission Saturday Night Live pour avoir envoyé vendredi, pendant la cérémonie d'investiture de Donald Trump, un tweet déplacé sur le fils de ce dernier qu'elle a par la suite elle-même qualifié «d'inexcusable».

Après cet incident, de nombreuses voix se sont élevées pour appeler à éviter de nouveaux dérapages. «Barron Trump mérite, comme tous les autres, de simplement pouvoir être un enfant», a tweeté Chelsea Clinton, fille de Bill et Hillary Clinton, qui a grandi à la Maison-Blanche.

Bientôt un candidat à la Cour suprême

Trump révélera «la semaine prochaine» le nom de son candidat pour occuper le neuvième siège de magistrat à la Cour suprême, une décision cruciale qui pourrait marquer le visage de l'Amérique pendant plusieurs décennies. 

Chargée de trancher sur des dossiers sensibles comme l'avortement ou le port d'armes, la plus haute instance judiciaire des États-Unis fonctionne depuis près d'un an avec quatre juges conservateurs et quatre magistrats progressistes. Une égalité théorique qui menace de blocage toutes les grandes décisions depuis le décès en février 2016 du neuvième juge, le conservateur Antonin Scalia.

«Je prendrai ma décision cette semaine, nous l'annoncerons la semaine prochaine», a déclaré mardi Donald Trump, au pouvoir depuis le 20 janvier. «Nous avons des candidats exceptionnels et nous choisirons un juge de la Cour suprême vraiment extraordinaire.»

Trump demande au directeur du FBI de rester 

Trump a aussi demandé au directeur du FBI, James Comey, critiqué pour son rôle dans la campagne, de rester en poste, a rapporté mardi le New York Times. Les relations entre la Maison-Blanche et le FBI sont d'autant plus sensibles que la police fédérale enquête sur les relations entre plusieurs proches de Trump et des responsables russes.

Trump aurait expliqué à Comey en janvier, qu'il espérait qu'il resterait en poste.

Déjà le slogan pour l'élection 2020

Le tout nouveau président américain Donald Trump semble n'avoir aucun doute sur le fait qu'il réalisera sa promesse de «rendre à l'Amérique sa grandeur» et a déjà déposé une variante de ce slogan en vue de l'élection de 2020 : «Conserver sa grandeur à l'Amérique».

M. Trump a fait déposer deux jours avant sa prestation de serment vendredi, une demande d'enregistrement en tant que marque protégée du slogan qu'il entend utiliser lors de la campagne pour sa réélection en 2020, auprès du Bureau américain pour la propriété intellectuelle.

La demande, déposée au nom de la compagnie basée à New York «Donald J. Trump for President, Inc», concerne toute utilisation pour des produits dérivés et des collectes de fonds du slogan «Keep America Great» -soit «Conserver sa grandeur à l'Amérique»-, avec et sans point d'exclamation.

M. Trump avait indiqué la semaine dernière au Washington Post quel serait son slogan pour 2020, interrompant l'entretien pour faire venir un juriste auquel il avait demandé de faire immédiatement déposer cette phrase.

Il avait également expliqué à cette occasion que l'idée de son slogan de campagne pour 2016 «Rendre à l'Amérique sa grandeur» lui était venu le 7 novembre 2012, au lendemain de la réélection de Barack Obama face au républicain Mitt Romney.

Trump doit agir en immigration mercredi

Le président américain Donald Trump devrait y aller de premières mesures sur l'immigration, mercredi, notamment pour resserrer la sécurité aux frontières, avec sa proposition d'un mur à la frontière avec le Mexique, et d'autres actions sur le front intérieur, ont indiqué deux responsables de l'administration américaine sous le couvert de l'anonymat.

Plus tard cette semaine, le président devrait restreindre la venue de réfugiés aux États-Unis. Les plans proposés incluent une interruption d'au moins quatre mois de l'accueil de tous les types de réfugiés, de même qu'une interdiction temporaire de l'entrée de gens provenant de certains pays à majorité musulmane, selon un représentant d'une organisation de politiques publiques qui surveille les questions concernant les réfugiés. Cette personne a été mise au courant des détails du plan proposé par un responsable gouvernemental et a relayé les informations à l'Associated Press.

Sur son compte personnel Twitter, mardi soir, M. Trump a écrit : «Journée chargée prévue sur la sécurité nationale demain. Entre autres choses, nous allons construire le mur!»

Le président devrait signer ses premières mesures, mercredi, à l'occasion d'une visite au département de la Sécurité intérieure, alors que d'autres actions devraient être entreprises au cours des quelques jours suivants, a indiqué un responsable.

Il semble que les restrictions sur les réfugiés devaient encore être finalisées. La source mise au courant des propositions a indiqué qu'elles incluaient une interdiction d'entrée aux États-Unis pour au moins 30 jours de gens en provenance de pays comme l'Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen, bien que cette personne ait prévenu que les détails pouvaient encore changer.

Il y aurait probablement aussi une exception dans l'arrêt de l'accueil des réfugiés pour les personnes fuyant la persécution religieuse si leur religion est minoritaire dans leur pays. Cette exception pourrait concerner des chrétiens disant être persécutés dans des pays à majorité musulmane.

À titre de président, M. Trump peut interrompre par décret le traitement de dossiers de réfugiés.  Avec AP

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