Une ex-candidate de The Apprentice poursuit Trump

Summer Zervos avait participé à The Apprentice, animée de 2003... (AFP, Valerie Macon)

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Summer Zervos avait participé à The Apprentice, animée de 2003 à 2015 par Donald Trump, mais avait été éliminée de ce jeu à l'embauche.

AFP, Valerie Macon

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Agence France-Presse
Los Angeles

Une ex-candidate de l'émission de téléréalité The Apprentice qui avait accusé Donald Trump de comportement sexuel abusif poursuit le président désigné pour «diffamation», à trois jours de son investiture.

Summer Zervos, 42 ans, avait accusé Donald Trump de l'avoir embrassée et touchée contre son gré dans une chambre d'hôtel il y a une dizaine d'années.

«Nous avons aussi un chef d'accusation pour détresse émotionnelle» dans la plainte, a déclaré son avocate Gloria Allred mardi lors d'une conférence de presse à Los Angeles, notant que sa cliente avait passé avec succès un test au détecteur de mensonges.

«Avances non souhaitées»

Elle a expliqué que Mme Zervos avait été «soumise à des avances non souhaitées» de la part de M. Trump et que ce dernier a par la suite nié ces allégations, soutenant n'avoir «jamais invité Melle Zervos dans sa chambre d'hôtel», que ces «événements ne se sont jamais déroulés».

La plainte déposée à New York affirme qu'il s'est servi de sa position de personnalité de premier plan «pour dénigrer (...) Melle Zervos et d'autres femmes», et leur «nuire intentionnellement», a poursuivi Me Allred.

Summer Zervos a quant à elle lu une déclaration où elle a rappelé avoir lors d'une conférence de presse il y a deux mois appelé le président désigné à rétracter ses déclarations contre elle.

Puisqu'il ne l'a pas fait «il ne m'a pas laissé d'autre alternative que de le poursuivre pour défendre ma réputation», assure la plaignante, précisant qu'elle est «prête à retirer sa plainte immédiatement sans compensation financière s'il rétracte ses fausses déclarations» à son égard.

La plainte demande des dommages et intérêts d'un montant non déterminé pour compenser notamment les «dégâts émotionnels et les pertes économiques».

«Des conséquences»

Évoquant les poursuites de Paula Jones pour agression sexuelle contre le président Bill Clinton, qui avaient été suivies d'une procédure de destitution inaboutie, Mme Allred a fait valoir que si M. Trump n'obtempérait pas, il y «aura des conséquences» pour lui et sa présidence.

Summer Zervos avait participé à The Apprentice, animée de 2003 à 2015 par Donald Trump, mais avait été éliminée de ce jeu à l'embauche.

Ayant gardé contact et espérant pouvoir travailler avec lui, elle dit avoir été invitée en 2007 à déjeuner avec lui et avoir au lieu de cela été dirigée vers une chambre où le magnat de l'immobilier l'aurait accueillie en peignoir, embrassée et touchée sur les seins contre son gré, se frottant contre elle avant que la jeune femme ne s'échappe.

Toute une série de femmes ont accusé Donald Trump d'agression sexuelle ou comportements sexuels abusifs à la fin de la campagne présidentielle l'an dernier après la diffusion d'une vidéo de 2005 où M. Trump affirmait embrasser et attraper par l'entrejambe des femmes sans demander leur permission.

M. Trump avait nié toute malversation et promis de porter plainte contre elles une fois l'élection du 8 novembre passée.

Il avait parié sur Clinton, il va vendre des souvenirs de Trump

Le 8 novembre, ce marchand de souvenirs de la Maison-Blanche s'est retrouvé démuni après avoir parié sur Hillary Clinton. Mais avec l'investiture de Donald Trump cette semaine, Jim Warlick pourrait quadrupler ses ventes.

Dans sa boutique de souvenirs située à deux pas du célèbre bâtiment exécutif, on trouve tee-shirts, figurines, crayons, casquettes ou encore mugs à l'effigie du nouveau président.

Mais niché au fond du magasin, un côté résistance s'est installé. «Love Trumps hate» («L'amour l'emporte sur la haine»), «Don't blame it on me I voted for Hillary» («Ce n'est pas de ma faute, j'ai voté pour Hillary»), les slogans anti-Trump ressortent.

Une première pour Jim Warlick, propriétaire du magasin, qui ne vend normalement que des produits dérivés de présidents élus.

«Vous avez du pro-Trump et du anti-Trump, ça n'est jamais arrivé auparavant. Mais ça reste du business! Si les gens veulent du anti-Trump, alors on va leur en donner», dit-il.

Ce fervent partisan du démocrate Bernie Sanders avait tout misé sur une victoire d'Hillary Clinton. Il avait commandé pour 100 000 dollars de produits dérivés à l'effigie de l'ancienne secrétaire d'État démocrate.

«Nous avons commencé à planifier l'investiture en mai dernier avec nos fournisseurs afin d'avoir des produits conçus spécialement pour Hillary et pour le président élu. Je pensais qu'Hillary allait gagner», rappelle-t-il.

Depuis Reagan

M. Warlick a connu toutes les investitures depuis celle de Ronald Reagan en 1981. Celle de cette semaine ne lui fait pas peur alors qu'on attend jusqu'à 900 000 personnes dans la capitale, y compris pour la prestation de serment vendredi, sans compter des centaines de milliers de manifestants annoncés pour samedi.

Quinze employés se relaieront dans le magasin pendant la fin de semaine. La boutique sera ouverte de six heures du matin à minuit, trois jours d'affilée.

M. Warlick pense qu'entre vendredi et dimanche, il devrait quadrupler son chiffre d'affaires et vendre plus de 50 000 produits dérivés.

Pendant toute la durée du mandat de Donald Trump, ce démocrate devra vivre entouré d'objets à l'effigie du milliardaire. Comment va-t-il tenir le coup? Le commerçant répond en riant : «En comptant les dollars»!

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