Bibliothèques présidentielles pharaoniques

La bibliothèque présidentielle de Ronald Reagan, qui a... (123rf)

Agrandir

La bibliothèque présidentielle de Ronald Reagan, qui a repris en 2005 le titre de plus grande aux États-Unis avec la construction d'un pavillon où un ancien avion Air Force One est en montre, fait 243 000 pieds carrés et a coûté environ 60 millions $ à construire au départ.

123rf

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Au-delà des pensions et des avantages versés aux anciens présidents américains, le dossier des bibliothèques présidentielles, souvent des bâtiments pharaoniques dont le coût s'est multiplié par 500 en 60 ans, inquiète particulièrement Burton Ira Kaufman, auteur du livre The Post Presidency from Washington to Clinton.

«Depuis les années 50, chaque président mène une campagne de financement pour sa bibliothèque présidentielle, qui contiendra ses archives, un musée et des bureaux pour sa fondation. Dans les années 80, le Congrès a cependant adopté une loi qui stipule que chaque ancien président doit fournir un don représentant au moins 20 % du coût de construction afin de compenser les dépenses liées au fonctionnement de la bibliothèque», explique M. Kaufman. Ce pourcentage augmente toutefois si le complexe dépasse les 70 000 pieds carrés, pouvant atteindre jusqu'à 100 % des coûts de construction.

C'est que les coûts de construction des bibliothèques présidentielles, au nombre de 13 dans le réseau de la National Archives and Records Administration, ont explosé au fil des années. «En fait, ça double presque à chaque président! Celle de M. Truman avait coûté moins de 2 millions $ alors que dans le cas de la future bibliothèque présidentielle de Barack Obama, on évaluait les coûts à 500 millions $. Le président a toutefois mis la barre encore plus haute puisqu'il espère, via sa fondation, recueillir 1 milliard $», explique M. Kaufman.

La bibliothèque présidentielle de Ronald Reagan, qui a repris en 2005 le titre de plus grande aux États-Unis avec la construction d'un pavillon où un ancien avion Air Force One est en montre, fait 243 000 pieds carrés et a coûté environ 60 millions $ à construire au départ. Celle de Bill Clinton a coûté 165 millions $, alors que celle de George W. Bush a coûté près de 300 millions $.

Site d'inhumation

On trouve dans ces bibliothèques les archives présidentielles, mais aussi les archives du cabinet, des amis et associés du président. Dans la plupart des cas, le président est également inhumé sur le site de sa bibliothèque, qui tient également des expositions et offre des conférences.

«La personnalité du président y est pour beaucoup dans la taille et les ambitions de sa bibliothèque présidentielle. Truman était un homme très modeste, et sa bibliothèque est effectivement très modeste. Même chose pour Dwight Eisenhower», indique Burton Kaufman. «Par contre, celle de Lyndon B. Johnson, à Austin, au Texas, est immense. Certains l'appellent même la pyramide Johnson! Elle reflète le désir de Johnson d'être vu comme le plus grand président et son ego démesuré. Quant à celle de John F. Kennedy, on reconnaît la touche de sa femme Jacqueline, sa grâce et son élégance, dans ce bâtiment situé près de l'océan à Boston.»

Partager

À lire aussi

  • La retraite dorée des ex-présidents

    Monde

    La retraite dorée des ex-présidents

    Depuis 1958, les problèmes financiers ne font plus partie des tracasseries des ex-présidents américains grâce à l'adoption du Former Presidents Act,... »

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer