Un conseiller de Trump fréquemment en contact avec l'ambassadeur russe

«Si Poutine aime Donald Trump, je vois ça... (AP, Evan Vucci)

Agrandir

«Si Poutine aime Donald Trump, je vois ça comme un atout, et non un handicap, parce que nous avons une relation horrible avec la Russie», a lancé le futur 45e président des États-Unis.

AP, Evan Vucci

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Julie Pace
Associated Press
Washington

Dans les dernières semaines, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump s'est fréquemment entretenu avec l'ambassadeur de Russie aux États-Unis, a révélé vendredi un haut fonctionnaire, sous le couvert de l'anonymat.

Le porte-parole du président désigné, Sean Spicer, a confirmé que Michael Flynn et Sergueï Kislyak se sont contactés à plusieurs reprises, notamment à la veille de l'expulsion de 35 diplomates russes par le président sortant, Barack Obama. S'il n'a pas directement nié la tenue d'une discussion le jour même, M. Spicer soutient que les hommes n'ont pas discuté de ces sanctions concernant les allégations d'ingérence du Kremlin dans les élections.

Il n'est pas inhabituel pour une nouvelle administration d'échanger avec des gouvernements étrangers avant son entrée en fonction, mais la présente situation soulève des questions quant au rôle qu'aurait joué l'équipe de M. Trump dans la réaction de Moscou à ces sanctions.

Contre toute attente, le président russe, Vladimir Poutine, n'a pas usé de représailles - une décision que Donald Trump s'est empressé d'applaudir.

Cette proximité entre Michael Flynn et l'ambassadeur russe suggère que le président désigné travaille déjà à mettre en oeuvre le rapprochement promis avec la Russie.

«Si Poutine aime Donald Trump...»

Lors d'une conférence de presse, mercredi, il a refusé d'annoncer s'il allait lever les sanctions, malgré l'indignation suscitée par les allégations des agences de renseignement voulant que le Kremlin soit à l'origine des cyberattaques contre le Parti démocrate.

«Si Poutine aime Donald Trump, je vois ça comme un atout, et non un handicap, parce que nous avons une relation horrible avec la Russie», a lancé le futur 45e président des États-Unis.

Par ailleurs, Donald Trump s'est promptement impliqué dans les dossiers de politique étrangère en cette période de transition à la Maison-Blanche, contrevenant parfois au protocole diplomatique et contredisant l'administration sortante.

Il a notamment accepté un appel de la présidente de Taïwan, nonobstant la «politique d'une seule Chine» qui ne reconnaît pas la souveraineté de cette île.

Donald Trump a reconnu pour la première fois cette semaine que Moscou était derrière les cyberattaques perpétrées pendant l'élection présidentielle.

De hauts responsables du renseignement américain lui ont présenté des rapports non corroborés selon lesquels la Russie détiendrait aussi des informations personnelles et financières compromettantes à son sujet, selon un autre responsable américain. M. Trump a souligné que les services de renseignement seraient «gravement éclaboussés» si l'on apprend qu'ils sont responsables de ces fuites.

Partager

À lire aussi

  • Comment effacer l'ère Obama en un jour

    Politique

    Comment effacer l'ère Obama en un jour

    Détricoter la réforme santé de Barack Obama. Supprimer des réglementations. Expulser des clandestins. Annuler des traités commerciaux. Et construire... »

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer