Une ancienne cible du Kremlin comme maître-espion

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Le choix de Dan Coats, 73 ans (au centre, sur la photo), sénateur républicain sortant de l'Indiana, comme maître-espion permettrait de rassurer tous ceux qui soupçonnent une indulgence coupable du président élu envers la Russie de Vladimir Poutine.

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Agence France-Presse
Washington

Le président désigné des États-Unis Donald Trump a choisi un ancien sénateur interdit de séjour en Russie pour prendre le poste de directeur national du renseignement, selon plusieurs médias américains.

Cette nomination est très sensible pour Donald Trump, en pleine polémique avec les services de renseignement américains sur l'ingérence russe dans l'élection américaine.

M. Trump a fait publiquement part de son scepticisme sur cette ingérence, contredisant le renseignement américain qui n'a au contraire aucun doute.

Le choix de Dan Coats, 73 ans, sénateur républicain sortant de l'Indiana, comme maître-espion permettrait de rassurer tous ceux qui soupçonnent une indulgence coupable du président élu envers la Russie de Vladimir Poutine.

Dan Coats est l'un des six sénateurs américains et trois responsables de la Maison-Blanche interdits de séjour en Russie par Moscou en 2014, en représailles aux sanctions américaines après l'invasion de la Crimée. À l'époque, le sénateur s'était dit «honoré» d'être ainsi pris pour cible par le Kremlin.

Activités de 17 agences

Le directeur du renseignement, dont le poste a été créé après les attentats du 11 septembre 2001, coordonne l'activité des 17 agences de renseignement américaines, dont la CIA, le FBI ou la NSA. Sans avoir à proprement parler d'autorité sur ces agences, il s'assure que l'information circule entre elles et qu'elles ne dupliquent pas leurs efforts.

James Clapper, le détenteur du poste depuis 2010, a mis en garde en termes voilés le président élu contre toute polémique publique avec ses services de renseignement.

«Il y a une différence entre sain scepticisme et médisance», a-t-il souligné lors d'une audition devant les sénateurs jeudi matin, au cours de laquelle il a répété que la Russie avait mené une campagne «aux multiples facettes» pour interférer dans l'élection américaine.

M. Clapper, qui n'a pas fourni de nouveaux éléments susceptibles de prouver l'implication russe, a maintenu «que seuls les plus hauts responsables russes ont pu autoriser les vols et publications de données liées à l'élection américaine».

La planification familiale dans le viseur des républicains

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« La loi sur Planned Parenthood sera dans le texte budgétaire » que le Congrès doit adopter prochainement, a déclaré Paul Ryan, président de la Chambre des représentants, lors d'une conférence de presse.

AP

Les républicains du Congrès américain ont l'intention de couper les crédits au plus grand réseau de planification familiale des États-Unis, Planned Parenthood, a annoncé un chef républicain jeudi.

« La loi sur Planned Parenthood sera dans le texte budgétaire » que le Congrès doit adopter prochainement, a déclaré Paul Ryan, président de la Chambre des représentants, lors d'une conférence de presse.

La planification familiale est la bête noire des conservateurs qui cherchent depuis des années à lui couper les fonds publics, qui représentaient 43 % de son budget en 2015 (aides fédérales et locales).

Les 650 cliniques de cette organisation proposent des avortements, mais aussi des services tels que des dépistages. Depuis des décennies, les fonds publics fédéraux ne peuvent légalement pas être utilisés pour des avortements, mais peuvent l'être pour le reste des activités.

La bataille a repris de plus belle l'an dernier avec les accusations de militants antiavortement selon lesquels certaines cliniques procédaient à la vente de tissus foetaux issus d'avortements, ce que Planned Parenthood a nié.

Les démocrates ont toujours protégé les financements de la planification familiale, mais avec l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, leur pouvoir est devenu quasi nul.

La présidente de Planned Parenthood, Cecile Richards, fervente supportrice d'Hillary Clinton pendant la campagne électorale, a dénoncé le geste « dangereux » et « impopulaire » de Paul Ryan.

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