Contenue, l'épidémie de choléra persiste en Haïti

Faisant près de 40 000 malades entre janvier... (AP, Dieu Nalio Chery)

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Faisant près de 40 000 malades entre janvier et novembre, et causant la mort de 420 d'entre eux, l'épidémie de choléra qui sévit en Haïti reste la plus virulente de l'histoire contemporaine à travers le monde.

AP, Dieu Nalio Chery

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Agence France-Presse
Port-au-Prince

La flambée de choléra en Haïti, enregistrée après le passage début octobre de l'ouragan Matthew, a été contenue grâce à la multiplication des équipes d'urgences, mais l'épidémie persiste faute de financement suffisant de l'aide, indique l'ONU dans son dernier bilan.

Le nombre de cas a plus que doublé en Haïti entre les mois de septembre et d'octobre. Près de la moitié des malades ont été recensés dans les deux départements les plus affectés par l'ouragan, dans le sud du pays, qui n'était jusqu'alors pas un foyer majeur du choléra.

«En novembre, la situation des zones affectées par Matthew s'est améliorée, avec une diminution de 25 % du nombre de cas suspects entre octobre et novembre, passant de 2400 à 1800 cas suspects», affirme le rapport du bureau des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) en Haïti.

La multiplication par trois des équipes d'urgence, l'arrivée massive de l'aide en eau potable, en chlore et la campagne de vaccination, qui a touché près de 800 000 personnes expliquent, selon l'ONU, cette amélioration.

«L'aide est sous-financée oui, mais à cause de Matthew si je peux dire, on a déjà eu assez de financement pour le grand sud pour 2016», explique Mourad Wahba, le coordonnateur humanitaire des Nations unies en Haïti.

Si la communauté internationale répond effectivement aux besoins humanitaires d'Haïti à la suite d'une catastrophe naturelle, les programmes structurels d'assistance en matière de santé, d'éducation ou de logement, à même de soutenir le développement du pays, manquent d'argent.

Le plan de réponse humanitaire lancé en 2016 pour la lutte contre le choléra n'a ainsi été financé qu'à hauteur de 45 %.

«Il n'y a aucune prévision de fonds pour continuer les activités au-delà du premier trimestre 2017. Ce manque de fonds pour la santé crée le risque d'une létalité hospitalière élevée au cas où de nouveaux fonds ne seraient pas alloués en début d'année», précise le bilan dressé par l'OCHA fin décembre.

La saison des pluies à venir

À terme, «la saison des pluies va revenir, et inévitablement, il y aura un accroissement du nombre de cas de choléra», prévoit Mourad Wahba.

«Je suis optimiste, mais tout dépend du financement», résume-t-il.

Faisant près de 40 000 malades entre janvier et novembre, et causant la mort de 420 d'entre eux, l'épidémie de choléra qui sévit en Haïti reste la plus virulente de l'histoire contemporaine à travers le monde.

Selon de nombreux experts indépendants, le  choléra a été introduit en Haïti par des Casques bleus népalais qui ont déversé leurs déchets dans une rivière.

Depuis octobre 2010, l'épidémie a causé la mort de plus de 9400 Haïtiens et contaminé plus de 800 000 personnes.

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