Trump salue «l'intelligence» de Poutine

«Bien joué [de la part de V. Poutine]... (AP, Evan Vucci)

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«Bien joué [de la part de V. Poutine] sur le report - J'ai toujours su qu'il était très intelligent!», a écrit sur Twitter le futur président américain Donald Trump, qui faisait référence à la décision du président russe de ne pas répondre pour l'instant aux sanctions prises par Washington.

AP, Evan Vucci

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Agence France-Presse
Washington

Le président désigné des États-Unis, Donald Trump, a salué dans un tweet vendredi «l'intelligence» du président russe Vladimir Poutine moins de 24 heures après une longue série de sanctions prises contre Moscou par le président sortant Barack Obama.

«Bien joué [de la part de V. Poutine] sur le report - J'ai toujours su qu'il était très intelligent!», a écrit le futur président américain, qui entrera en fonctions le 20 janvier.

M. Trump a épinglé son tweet tout l'après-midi, le faisant apparaître ainsi en tête de son compte Twitter et le mettant en valeur, avant de retirer cette option en début de soirée.

Le message avait été immédiatement retweeté par l'ambassade russe à Washington.

Donald Trump faisait référence à la décision du président russe de ne pas répondre pour l'instant aux sanctions prises par Washington, qui accuse Moscou d'ingérence dans la campagne présidentielle américaine.

Le président russe Vladimir Poutine a créé la surprise vendredi en décidant de «n'expulser personne», ne répliquant ainsi pas à l'expulsion par Washington de 35 agents russes, contrairement à ce que proposait son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

La Russie se réserve toutefois «le droit de prendre des mesures de rétorsion» et «restaurera les relations russo-américaines au vu de ce que sera la politique du président américain élu Donald Trump», avait ajouté M. Poutine.

«Les Russes mènent tellement @CNN et @NBCNews en bateau - drôle à observer, ils n'ont aucune idée [de ce qui se passe]!» a tweeté le milliardaire américain dans la soirée, ajoutant que seule la chaîne conservatrice «@FoxNews comprend totalement» la situation.

Indignation

La position du président élu a en tout cas suscité l'indignation chez ses opposants démocrates ainsi que parmi les membres de son propre parti républicain.

L'ex-candidat républicain à la présidentielle et ancien agent de la CIA Evan McMullin a déploré sur Twitter que Donald Trump «s'aligne du côté du plus grand adversaire de l'Amérique même quand celui-ci attaque notre démocratie».

La sénatrice démocrate Claire McCaskill, membre de la commission de la Défense, a estimé pour sa part que «l'ENSEMBLE de la communauté du renseignement, la meilleure du monde entre nous, est d'accord pour dire que ce type [Poutine] a essayé de perturber notre élection, et les Russes retweetent l'amour Trump-Poutine».

Le démocrate Adam Schiff, membre de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants, a lui assuré dans un tweet que «Poutine EST intelligent». Il «sait qu'il peut obtenir presque tout ce qu'il veut de Donald Trump en faisant à peine plus que de le flatter. Triste et dangereux».

L'administration américaine accuse la Russie d'avoir orchestré des piratages informatiques qui ont mené au vol et à la publication de milliers de courriels de responsables démocrates, brouillant le message de la candidate Hillary Clinton.

Les agences américaines de renseignement FBI et CIA estiment que Moscou ne voulait pas seulement perturber la campagne mais cherchait à faire élire M. Trump.

Ce dernier s'est toutefois abstenu de critiquer les sanctions de M. Obama, précisant qu'il rencontrerait les chefs du renseignement américain la semaine prochaine pour faire le point sur cette affaire.

La commission de la Défense au Sénat a prévu d'entendre jeudi prochain le directeur du renseignement américain James Clapper, qui coordonne l'activité des 17 agences américaines de renseignement, dont les puissantes CIA et NSA.

Les sanctions contre Moscou visent à «coincer» Trump

Une proche conseillère du président élu des États-Unis Donald Trump, Kellyanne Conway, a critiqué vendredi les sanctions américaines contre la Russie, estimant que l'objectif du président sortant Barack Obama était de «coincer» son successeur à la Maison-Blanche.

«Je ne pense pas qu'au plus fort de la Guerre froide, ce pays ait expulsé autant d'agents», a déclaré jeudi soir sur CNN Mme Conway, qualifiant ces sanctions de «sans précédent».

Les États-Unis n'ont jamais expulsé autant de diplomates russes depuis 2001, quand Washington avait renvoyé une cinquantaine de responsables russes, accusés d'avoir été en contact avec un agent du FBI Robert Hansseen qui avait travaillé pendant 15 ans pour Moscou.

Selon Mme Conway, beaucoup pensent que ces sanctions visent à «coincer» Donald Trump, et réduire sa marge de manoeuvre vis-à-vis de la Russie quand il entrera en fonction le 20 janvier.

«Ce serait malheureux si la principale motivation [des sanctions] était politique», a-t-elle déclaré. «Ce n'est pas comme cela que fonctionne une administration pacifique dans notre grande démocratie.»

Mme Conway, qui joua un rôle crucial dans la campagne présidentielle de Donald Trump et va désormais le conseiller à la Maison-Blanche, a jugé que ces sanctions étaient «symboliques».

Interrogée pour savoir si Donald Trump allait lever ces sanctions contre Moscou, la conseillère a refusé de répondre. «Je ne ferai aucune déclaration là-dessus.»

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