Les conseillers de Trump refusent de croire à l'ingérence russe

Reince Priebus et Steve bannon durant un rassemblement... (AP, Evan Vucci)

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Reince Priebus et Steve bannon durant un rassemblement au Wisconsin.

AP, Evan Vucci

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Anne Flaherty
Associated Press
Washington

Les principaux conseillers de Donald Trump ont affirmé dimanche que le président élu n'était pas prêt à accepter les conclusions des divers services de renseignements voulant que la Russie ait piraté les courriels des démocrates afin de favoriser la victoire du candidat républicain lors de l'élection présidentielle.

Et, ont-ils ajouté, même si cela était vrai, Donald Trump a gagné la course à la Maison-Blanche de façon juste et honnête.

Cette offensive médiatique survient à la veille du vote du Collège électoral dont la majorité votera vraisemblablement pour M. Trump. Même si les démocrates sont impuissants à renverser le résultat, ils laissent entendre que la victoire de M. Trump aux dépens de Hillary Clinton sera à jamais assombrie par l'ingérence russe.

Selon le prochain chef de cabinet du futur président, Reince Priebus, il est temps que les démocrates «se regardent dans le miroir et acceptent la réalité: ils ont perdu l'élection».

La Russie a nié toute ingérence dans le processus électoral américain.

Plusieurs parlementaires, dont certains républicains éminents, reconnaissent que les électeurs n'ont peut-être pas été convaincus par la publication de milliers de courriels personnels. Toutefois, ils s'inquiètent de voir une puissance étrangère s'ingérer dans la politique intérieure américaine et exploiter les divisions de la population.

Mais l'équipe de transition de M. Trump et les partisans du président élu au Congrès ne sont pas persuadés de l'existence d'un complot russe.

«Où sont les preuves ?», s'est demandée une proche conseillère de M. Trump, Kellyanne Conwa.

Selon elle, la réaction du président sortant Barack Obama qui a promis d'exercer des représailles contre la Russie indique seulement que celui-ci fait l'objet d'immense pression de l'organisation de Mme Clinton.

De son côté, la présidente intérimaire du Comité national démocrate, Donna Brazile, a affirmé que son organisation ne pouvait pas rivaliser avec une puissance étrangère qui s'est servi des courriels privés pour «répandre de la désinformation et semer la discorde» entre Mme Clinton et son adversaire des primaires, le sénateur Bernie Sanders.

Le sénateur démocrate de New York, Chuck Schumer, et son collègue républicain de l'Arizona, John McCain, ont réclamé la création d'un comité sénatorial extraordinaire pour enquêter sur l'ingérence possible de la Russie, de la Chine et de l'Iran dans le processus électoral américain par l'entremise de moyens techniques sophistiqués.

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