Trump ne croit pas que Moscou ait contribué à son élection

Si rien n'est confirmé encore, les grands médias... (AP, Richard Drew)

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Si rien n'est confirmé encore, les grands médias américains pensent que Donald Trump a choisi Rex Tillerson, le pdg d'ExxonMobil, à la tête du département d'État.

AP, Richard Drew

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Agence France-Presse
Washington

Le président désigné des États-Unis, Donald Trump, a affirmé dimanche qu'il ne «croyait pas» aux conclusions de la CIA selon lesquelles la Russie a cherché à le faire élire et qui ont conduit des sénateurs républicains et démocrates à réclamer une enquête bipartite.

Dans un long entretien sur la chaîne Fox réalisé samedi, le milliardaire n'a pas donné le nom de son prochain chef de la diplomatie, qui serait selon plusieurs médias le pdg du géant pétrolier ExxonMobil, Rex Tillerson, proche en affaires du président russe Vladimir Poutine.

«Que je le choisisse ou non pour le State [le département d'État], il est un acteur de calibre mondial et un négociateur», a simplement tweeté M. Trump au sujet de M. Tillerson, son équipe précisant qu'il n'y aurait pas d'annonce avant la semaine prochaine.

Conclusions «ridicules»

Interrogé par Fox sur les conclusions de la CIA révélées vendredi soir par le Washington Post, M. Trump les a jugées «ridicules». «Je pense que c'est ridicule. Je n'y crois pas», a déclaré le milliardaire.

«Ce sont les démocrates qui rendent ça public [l'évaluation de la CIA] parce qu'ils ont subi une des plus grandes défaites de l'histoire politique de ce pays», a-t-il ajouté.

Son équipe de transition avait rejeté samedi les conclusions de la célèbre agence américaine du renseignement jugeant que les analystes qui les ont produites «sont les mêmes que ceux qui disaient que Saddam Hussein disposait d'armes de destruction massive».

Le 7 octobre, le département de la Sécurité intérieure (DHS) et la direction du renseignement (DNI) avaient annoncé avoir conclu que la Russie avait piraté les comptes de personnalités et d'organisations politiques pendant la campagne dans le but «d'interférer dans le processus électoral américain», sans dire si Moscou cherchait à favoriser l'un ou l'autre des candidats.

Mais M. Trump a semblé dimanche contester aussi ces conclusions émanant du DNI, qui chapeaute les 17 agences américaines de renseignement. «Ils ne savent pas si c'est la Russie ou la Chine ou quelqu'un d'autre. Ça peut être quelqu'un assis sur son lit quelque part», a-t-il dit sur Fox.

Mises à jour quotidiennes

Marquant sa défiance à l'égard des agences qu'il dirigera à partir du 20 janvier, le futur président a aussi annoncé qu'il ne souhaitait pas recevoir de mises à jour quotidiennes du Renseignement sauf si l'information «devait changer».

«Je les prends quand j'en ai besoin», a affirmé M. Trump.

«Je n'ai pas besoin qu'on me dise la même chose et les mêmes mots chaque jour pendant les huit prochaines années. Car ça pourrait durer huit ans», a ajouté le milliardaire élu le 8 novembre pour un mandat de quatre ans.

Le leader des démocrates à la Commission du renseignement de la Chambre des représentants, Adam Schiff, s'est inquiété sur NBC d'un futur président qui «risque d'ignorer même les meilleures des évaluations de la communauté du renseignement quand elles ne correspondent pas à sa propre version des événements».

Des sources consultées par le Washington Post ont affirmé que des personnes liées à Moscou ont fourni au site WikiLeaks des courriels piratés sur les comptes de l'ancien directeur de campagne de la candidate démocrate Hillary Clinton, John Podesta, et du Parti démocrate, entre autres.

Selon le New York Times, les pirates russes ont également attaqué le Parti républicain, mais n'ont rien diffusé de leurs découvertes sur cette dernière cible. Des sénateurs de haut rang issus des deux camps, les républicains John McCain et Lindsey Graham, et les démocrates Charles Schumer et Jack Reed, ont appelé dimanche dans un communiqué commun à lancer une enquête bipartite car «ça ne peut pas devenir une question partisane. Les enjeux sont trop grands pour notre pays.»

Menaces contre la Chine

Le président désigné des États-Unis, Donald Trump, a menacé dimanche de ne plus reconnaître le principe de la «Chine unique», qui a conduit Washington à interrompre en 1979 ses relations diplomatiques avec Taïwan, si Pékin ne fait pas de concessions surtout en matière commerciale. «Je ne veux pas que la Chine me dicte ce que je fais», a-t-il déclaré sur la chaîne Fox, défendant avec véhémence sa récente conversation téléphonique avec la présidente de Taïwan, Tsai Ing-wen.

Il a expliqué qu'il aurait été insultant de ne pas répondre à l'appel de Mme Tsai qui voulait le féliciter pour sa victoire.

«Je ne sais pas pourquoi nous devons être liés à une politique d'une Chine unique, à moins que nous passions un accord avec la Chine pour obtenir d'autres choses, y compris sur le commerce», a-t-il estimé.

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