Trump veut «tout faire pour libérer» le peuple cubain

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Agence France-Presse
Palm Beach

Le président élu des États-Unis Donald Trump a affirmé samedi qu'il ferait «tout» pour contribuer à la «liberté» du peuple cubain après la mort de Fidel Castro, mais sans rien dire de la politique d'ouverture de son prédécesseur Barack Obama.

Le milliardaire républicain, qui entrera à la Maison Blanche le 20 janvier, a jugé dans un communiqué que le père de la Révolution cubaine décédé vendredi soir à l'âge de 90 ans était «un dictateur brutal qui a opprimé son peuple».

«L'héritage de Fidel Castro, ce sont les pelotons d'exécution, le vol, des souffrances inimaginables, la pauvreté et le déni des droits de l'homme», a poursuivi Donald Trump. «Aujourd'hui, le monde apprend le décès d'un dictateur brutal qui a opprimé son propre peuple pendant près de six décennies».

«Cuba reste une île totalitaire mais j'espère que le jour d'aujourd'hui marquera une prise de distance par rapport aux horreurs subies pendant trop longtemps, vers un avenir où le merveilleux peuple cubain pourra finalement vivre dans une liberté amplement méritée», a dit le président élu.

«Bien que les tragédies, les morts et la souffrance provoquées par Fidel Castro ne puissent pas être effacées, notre administration fera tout ce qu'elle pourra pour s'assurer que le peuple cubain puisse enfin commencer son cheminement vers la prospérité et la liberté», ajoute Donald Trump, s'associant aux Américains d'origine cubaine dans «l'espoir de voir bientôt Cuba libre».

Il souligne au passage avoir reçu le soutien de «nombreux Américains d'origine cubaine» lors de l'élection du 8 novembre.

Donald Trump avait d'abord réagi dans un tweet personnel laconique samedi matin.

«Fidel Castro est mort!», avait-il écrit depuis la Floride, où il passe en famille le week-end prolongé de Thanksgiving.

Cuba est engagée dans un dégel historique avec les Etats-Unis depuis fin 2014, mais Donald Trump a affiché des réserves sur ce rapprochement, affirmant qu'il ferait «tout pour obtenir un accord solide» avec La Havane.

Le magnat de l'immobilier, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, a également déclaré qu'il était pour l'instant opposé à la suppression de l'embargo financier et commercial imposé à l'île depuis 1962. Sa levée dépend du Congrès qui, contrôlé par les Républicains, y est opposé.

Les réactions à la mort de Fidel Castro étaient particulièrement virulentes du côté des élus républicains américains d'origine cubaine. «Un tyran est mort», a écrit sur Twitter Ileana Ros-Lehtinen, élue à la Chambre des représentants pour la Floride, où les exilés cubains sont nombreux.

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