Travaux de plomberie dans l'espace

C'est le spationaute français Thomas Pesquet qui a dû réparer... (AFP)

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C'est le spationaute français Thomas Pesquet qui a dû réparer les toilettes de la Station spatiale internationale.

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Agence France-Presse
Paris

Un astronaute se doit d'avoir aussi des talents de plombier : l'équipage qui vient d'arriver dans la Station spatiale internationale (SSI) a déjà dû réparer les toilettes «cassées dès le deuxième jour», a déclaré mercredi le spationaute français Thomas Pesquet.

«C'était un peu la tuile», a reconnu l'astronaute qui tenait sa première conférence de presse depuis le module scientifique européen de l'ISS retransmise sur le site de l'Agence spatiale européenne (ESA). Tout en se retenant d'une main au plafond en raison de l'apesanteur, il jouait de l'autre main avec un gros ballon représentant la Terre.

«En même temps, je me dis que cela arrive au début de la mission», qu'»on a utilisé notre quota de malchance et que maintenant cela devrait marcher jusqu'à la fin», a dit le benjamin du corps européen des astronautes, 38 ans.

Le Russe Oleg Novitski, l'Américaine Peggy Whitson et Thomas Pesquet ont rejoint dans la nuit de samedi à dimanche l'ISS, à 400 km d'altitude, au terme d'un vol de deux jours à bord d'un vaisseau Soyouz, lancé du cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan.

Ils y ont retrouvé un Américain et deux Russes, arrivés mi-octobre.

«Tout le monde se sent super bien», a déclaré Thomas Pesquet. Nous nous sommes adaptés très vite. Nous n'avons pas été malades du tout», a-t-il dit.

«Finalement, travailler en apesanteur, c'est hypernaturel», a estimé l'astronaute dont la mission doit durer six mois. «Il faut veiller à ne pas laisser échapper les outils», a-t-il toutefois noté.

Thomas Pesquet indique qu'il dort «comme un bébé». «C'est super agréable. Nous dormons en flottant. Nous sommes retenus juste à la paroi de nos petites cabines individuelles, avec un sac de couchage accroché au mur».

Comme un «voyage d'affaires»

Il peut téléphoner via internet à sa famille presque tous les jours. Le week-end, il peut avoir une conférence vidéo avec eux.

«C'est comme être en voyage d'affaires, c'est juste un absolument incroyable voyage d'affaires de six mois», a-t-il estimé.

Thomas Pesquet doit notamment conduire une cinquantaine d'expériences scientifiques pour le compte de l'ESA et de l'agence spatiale française.

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