Obama veut un accord sur l'Ukraine «avant la fin de son mandat»

Barack Obama a donné une conférence de presse... (AP, Pablo Martinez Monsivais)

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Barack Obama a donné une conférence de presse à Lima, au Pérou, à l'issue du sommet annuel des 21 pays d'Asie-Pacifique (APEC).

AP, Pablo Martinez Monsivais

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Agence France-Presse
Lima

Le président américain Barack Obama a déclaré avoir informé dimanche son homologue russe Vladimir Poutine qu'il voulait régler la crise ukrainienne avant de quitter la Maison Blanche en janvier.

«Je lui ai parlé de l'Ukraine et de la nécessité de régler la question», a déclaré M. Obama lors d'une conférence de presse à Lima.

«Je l'ai pressé de donner des instructions à ses négociateurs pour qu'ils travaillent avec nous, la France, l'Allemagne et l'Ukraine, afin de voir si nous pouvons parvenir à un règlement avant la fin de mon mandat», a ajouté M. Obama, qui quittera la Maison Blanche le 20 janvier.

Une source de la Maison Blanche avait indiqué plus tôt dans la journée à l'AFP que Barack Obama avait «pressé M. Poutine de respecter les engagements de la Russie prévus par les accords de Minsk».

M. Obama avait souligné «l'attachement des États-Unis et de ses partenaires au respect de la souveraineté de l'Ukraine», selon cette source.

Sanctions économiques

Après l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par la Russie en mars 2014, qui a provoqué des tensions inédites depuis la fin de la Guerre froide entre Moscou et Washington, les États-Unis ont imposé de lourdes sanctions économiques à la Russie.

Les Occidentaux accusent également Moscou de soutenir militairement les rebelles pro-russes de l'est de l'Ukraine, ce que le Kremlin dément.

Le conflit entre forces ukrainiennes et séparatistes a fait plus de 9600 morts depuis son déclenchement en avril 2014.

Le président ukrainien Petro Porochenko et son futur homologue américain Donald Trump ont eu un entretien téléphonique mardi, durant lequel le premier a demandé le soutien des Etats-Unis.

Le président Porochenko a témoigné de sa volonté de «travailler avec son administration et de renforcer davantage le partenariat stratégique entre l'Ukraine et les États-Unis», selon la présidence ukrainienne. Il a également «souligné la nécessité d'un soutien résolu de Washington dans la lutte contre l'agression russe et la mise en oeuvre de réformes cruciales» en Ukraine.

Les deux hommes ont convenu d'organiser «une rencontre bilatérale», selon le même communiqué, ne donnant pas plus de détails.

Entretien téléphonique entre Trump et Poutine

La veille, MM. Trump et Poutine s'étaient entretenus pour la première fois par téléphone depuis la victoire à la présidentielle du républicain, le Kremlin annonçant qu'ils étaient d'accord pour «normaliser» les relations entre Moscou et Washington.

La victoire de Donald Trump a suscité des inquiétudes en Ukraine, une ex-république soviétique, le magnat américain ayant été plusieurs fois accusé par sa rivale démocrate Hillary Clinton d'être la «marionnette» du président russe Vladimir Poutine.

Obama «peu optimiste» sur l'avenir immédiat de la Syrie

Par ailleurs, le président américain Barack Obama s'est dit «peu optimiste» sur l'avenir immédiat de la Syrie, alors que les quartiers rebelles de la grande ville syrienne d'Alep subissent d'intenses bombardements du régime et de son allié russe.

«Je suis peu optimiste sur l'avenir immédiat de la Syrie. Une fois que la Russie et l'Iran ont pris la décision de soutenir (le président syrien Bachar al-) Assad dans sa campagne aérienne brutale (...) il était difficile de voir une façon pour l'opposition, même entraînée et modérée, de maintenir sa position très longtemps», a-t-il déclaré lors de sa conférence de presse à Lima.

Barack Obama a demandé dimanche à son homologue russe Vladimir Poutine des efforts accrus pour limiter les violences et la souffrance des population en Syrie, lors de leur entretien à Lima.

Obama n'hésitera pas à intervenir publiquement après son mandat

Le président américain Barack Obama a aussi affirmé dimanche vouloir laisser son successeur Donald Trump prendre tranquillement ses fonctions, sans exclure d'intervenir publiquement à l'avenir s'il jugeait certaines valeurs fondamentales menacées.

«Je veux être respectueux de la fonction (présidentielle) et laisser au président élu l'opportunité de constituer son équipe et mettre en place sa politique sans que quelqu'un s'exprime sans arrêt», a déclaré Barack Obama.

Il a dit ainsi vouloir s'inscrire dans la tradition américaine, en rappelant que son prédécesseur Georges W. Bush s'était montré envers lui «on ne peut plus élégant» dans ce domaine lors de leur transition.

Mais, a-t-il ajouté, «en tant que citoyen profondément concerné par notre pays, si certaines choses spécifiques me semblent, au-delà des divergences politiques, heurter nos valeurs et idéaux fondamentaux, et que j'estime nécessaire de les défendre, alors j'examinerai la situation», a déclaré M. Obama.

Dans l'immédiat, «mon intention est de finir mon travail au cours des deux prochains mois, et après cela, d'emmener (son épouse) Michèle en vacances et de prendre du repos, passer du temps avec mes filles, écrire un peu, réfléchir», a ajouté Barack Obama, qui quittera la Maison Blanche le 20 janvier.

Barack Obama avait rudement critiqué Donald Trump a plusieurs reprises pendant la campagne électorale.

Il l'avait notamment accusé de saper «la démocratie américaine», alors que le candidat républicain soufflait le chaud et le froid sur la façon dont il accueillerait le verdict des urnes le 8 novembre.

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