Obama invite l'Europe à l'unité

Pour son dernier voyage en Europe, le président... (AFP, Louisa Gouliamaki)

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Pour son dernier voyage en Europe, le président sortant Barack Obama s'est adressé au peuple grec en le mettant en garde contre la montée des nationalismes, alors que l'élection de Donald Trump entraîne une cascade d'interrogations sur nombre de grands dossiers internationaux.

AFP, Louisa Gouliamaki

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Agence France-Presse
Athènes

Barack Obama, pour son dernier voyage auprès d'une Europe ébranlée par l'élection de Donald Trump, l'a invitée mardi à Athènes à être «forte et unie», tout en la mettant en garde contre la montée des nationalismes.

«Nous pensons qu'une Europe forte, prospère et unie n'est pas seulement bonne pour les peuples d'Europe, mais bonne pour le monde et bonne pour les États-Unis», a déclaré le président américain à son homologue grec Prokopis Pavlopoulos qui l'accueillait au palais présidentiel.

Un peu plus tard, Obama a mis en garde contre «la montée d'une sorte de nationalisme sommaire, d'identité ethnique ou de tribalisme construit autour de la notion de nous et eux», évoquant tant l'élection de M. Trump que le Brexit et la place occupée en France par le parti d'extrême droite Front national.

Ce n'est pas par hasard que le président américain a choisi la Grèce pour figurer parmi les deux pays européens de sa tournée d'adieux, avec l'Allemagne, où des dirigeants européens de premier plan comme le Français François Hollande, la Britannique Theresa May et l'Italien Matteo Renzi devront se rendre vendredi pour rencontrer une dernière fois M. Obama, autour de la chancelière Angela Merkel.

La Grèce est «le berceau de la démocratie», a rappelé M. Obama, et elle a montré l'exemple avec la crise des réfugiés : un million de personnes, notamment des Syriens et des Irakiens, ont foulé son sol depuis 2015 et plus de 60 000 s'y trouvent encore. «Je veux remercier publiquement le peuple grec», a déclaré M. Obama, il a fait montre d'«une compassion extraordinaire». Washington tient ainsi particulièrement à la stabilité de ce pays, notamment depuis l'arrivée au pouvoir du gouvernement de gauche radicale d'Alexis Tsipras.

Non à l'austérité

«L'austérité seule ne peut pas apporter la prospérité», a aussi plaidé le président américain, alors que la Grèce est sous tutelle financière de l'UE et du FMI depuis 2010. Tout en appelant à la poursuite des réformes structurelles, M. Obama a plaidé pour «un allègement de la dette grecque», à destination en particulier de l'Allemagne qui y est réticente.

Pour M. Tsipras, de telles décisions «ne concerneront pas que la Grèce, mais aussi l'Europe, et donc, l'économie mondiale».

Le 44e président des États-Unis avait probablement imaginé une autre tonalité pour ce qui est aussi sa tournée d'adieux à l'Europe après huit années au pouvoir.

Trump dans tous les esprits

Mais Donald Trump est dans tous les esprits, et avec lui une cascade d'interrogations sur la direction que le futur président entend donner à l'Amérique sur nombre de grands dossiers internationaux.

Mardi, Obama a souligné que Donald Trump lui avait affirmé, pendant leur premier entretien en tête-à-tête, qu'il soutenait par exemple une OTAN forte. 

Chacun essayait mardi de partager cet espoir. Ainsi, à Bruxelles, le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg s'est dit «certain» que le président élu respecterait «tous les engagements des États-Unis» à l'égard de l'Alliance atlantique.

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