Le dôme de protection de Tchernobyl entame sa mise en place

Le gigantesque dôme, étanche et en acier doit se... (AFP, Genya Savilov)

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Le gigantesque dôme, étanche et en acier doit se poser progressivement au-dessus du réacteur accidenté de la centrale de Tchernobyl, jusqu'à son emplacement final d'ici à fin novembre.

AFP, Genya Savilov

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Agence France-Presse
Kiev

Le gigantesque dôme, étanche et en acier, devant recouvrir le sarcophage bâti à la va-vite en 1986 au-dessus du réacteur accidenté de la centrale de Tchernobyl a commencé lundi à être mis en place, a annoncé la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd).

«L'un des projets les plus ambitieux de l'histoire de l'ingénierie passe une étape cruciale», a écrit la Berd, qui gère un fonds pour la sécurisation du site, dans un communiqué.

Lourd de 36 000 tonnes et haut de 110 mètres, ce dôme, déjà assemblé, doit se poser progressivement jusqu'à son emplacement final d'ici à fin novembre. D'une durée de vie d'au moins 100 ans, il va permettre d'effectuer en toute sécurité des opérations de décontamination à l'intérieur du réacteur accidenté.

«Pour nous, ce dôme, ce n'est pas seulement 36 000 tonnes de métal. C'est 36 000 tonnes de confiance dans le succès (de ce projet), de confiance en ce site», a déclaré le directeur général de la centrale de Tchernobyl, Igor Gramotkine, cité dans le communiqué.

L'Ukraine a marqué cette année le 30e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, pire accident nucléaire de l'Histoire, ayant fait, selon certaines estimations, des milliers de morts.

Le 26 avril 1986, à 1h23, le réacteur numéro 4 explosait au cours d'un test de sûreté.

Pendant dix jours, le combustible nucléaire a brûlé, rejetant dans l'atmosphère des éléments radioactifs qui contaminèrent, selon certaines estimations, jusqu'aux trois quarts de l'Europe, mais surtout la Russie, l'Ukraine, le Bélarus, alors républiques soviétiques.

Les «liquidateurs»

En quatre ans, quelque 600 000 Soviétiques connus depuis sous le nom de «liquidateurs» ont été dépêchés sur les lieux de l'accident avec une faible protection, voire aucune, pour éteindre l'incendie, construire une chape de béton afin d'isoler le réacteur accidenté et nettoyer les territoires aux alentours.

Le «sarcophage» de béton bâti à la va-vite en 1986 au-dessus du réacteur accidenté menaçant de s'écrouler et d'exposer à l'air libre 200 tonnes de magma hautement radioactif, la communauté internationale s'est engagée à financer la construction d'une nouvelle chape plus sûre.

À cette fin, un fonds géré par la Berd a été créé et les travaux, réalisés par Novarka, ont débuté en 2012.

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