Paris se remémore les attaques du 13 novembre 2015

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Un an jour pour jour après les attentats, la journée débutera de nouveau à Paris.

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Pauline Froissart, Sarah Brethes
Agence France-Presse
Paris

Le silence a envahi le Stade de France, près de Paris, pendant une minute vendredi soir, ouvrant une fin de semaine d'hommage aux victimes des attaques djihadistes du 13 novembre, un an après les pires attentats perpétrés en France.

Au complet, le stade de quelque 80 000 places s'est tu, en mémoire des 130 morts et des centaines de blessés du 13 novembre 2015, une tuerie revendiquée par l'organisation État islamique (EI) qui a profondément atteint la société française.

«Il faut se souvenir : 130 morts, des centaines de blessés. D'abord pour leur mémoire, mais aussi pour tous ceux qui ont survécu et pour lesquels nous devons faire cet acte de souvenir, mais aussi d'encouragement, de soutien, de solidarité», a affirmé le président français, François Hollande, avant le coup d'envoi du match.

La première des attaques avait eu lieu devant ce stade au nord de Paris.

Ludovic Lefèvre, 26 ans, technicien avion, était là. Il garde le souvenir du «changement brutal d'ambiance dans le stade». L'équipe de France disputait un match amical contre l'Allemagne quand trois kamikazes ont fait exploser leur ceinture d'explosifs aux abords de l'enceinte, provoquant la mort de Manuel Dias, un Portugais de 63 ans.

Les djihadistes ont ensuite fait des dizaines morts en tirant sur des personnes attablées à des terrasses de bars, avant d'assassiner 90 spectateurs dans la salle du Bataclan où se produisait le groupe de rock américain Eagles of Death Metal.

Le Bataclan, entièrement refait, doit rouvrir ses portes samedi avec un concert de Sting. Cette réouverture montre que «les terroristes n'ont pas gagné» et «qu'on est plus forts qu'eux», a déclaré le journaliste du Monde Daniel Psenny, qui a reçu une balle dans le bras en portant assistance à un Américain blessé au Bataclan.

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Un officier de police à la Prefecture de Paris.

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Dimanche matin, un an jour pour jour après les attentats, la journée débutera de nouveau devant le Stade de France. Puis François Hollande, les maires de Paris, Anne Hidalgo, et de Saint-Denis, Didier Paillard, se rendront sur chacun des lieux touchés par les attentats et y dévoileront des plaques en hommage «aux vies fauchées en ces lieux», avec les noms des victimes.

Ils se rendront devant les cafés et restaurants le Carillon, le Petit Cambodge, la Bonne Bière, le Comptoir Voltaire et la Belle équipe, en mémoire des 39 personnes tuées sur ces terrasses. Le parcours se conclura devant le Bataclan, où seront présents des proches des victimes et des survivants, ainsi que des membres d'Eagles of Death Metal.

Un lâcher de ballons est également prévu. Dans la soirée, des lanternes, «symboles d'espoir et de vie», doivent être déposées sur le canal Saint-Martin, tout près de plusieurs des terrasses attaquées. Les Français sont aussi invités à mettre une bougie à leur fenêtre.

En attendant, Ludovic n'entend pas céder à la peur. Vendredi soir, il est arrivé au stade avec 17 amis. Il dit n'avoir pas de craintes : «Je suis venu aujourd'hui et je reviendrai.»

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