Le pari Hyperloop: Dubaï à 12 minutes d'Abou Dhabi

Le système futuriste de transport à grande vitesse... (AP, Jon Gambrell)

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Le système futuriste de transport à grande vitesse Hyperloop permettrait de propulser voyageurs et marchandises entre Dubaï (photo) et Abou Dhabi en 12 minutes, alors qu'il faut en moyenne une heure et demie pour relier les deux villes par autoroute.

AP, Jon Gambrell

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Lynne Al-Nahhas
Agence France-Presse
Dubaï

D'ici quelques années, il ne faudra que 12 minutes pour parcourir les 150 km séparant Dubaï d'Abou Dhabi si le système futuriste de transport à grande vitesse Hyperloop voit le jour entre les deux grandes villes des Émirats arabes unis.

Le coup d'envoi de ce projet a été donné mardi avec la signature d'un accord entre l'Autorité des routes et des transports (RTA) de Dubaï et l'entreprise californienne Hyperloop One.

Avec cet «accord historique», «nous allons commencer à évaluer (la possibilité) de fournir le premier système mondial Hyperloop», a déclaré Rob Lloyd, patron de la compagnie américaine, devant la presse réunie à Burj Khalifa, la tour la plus haute du monde (828 mètres).

Il a précisé que les premières études allaient «se concentrer sur la valeur que Hyperloop One apporterait à Dubaï et à l'ensemble des Émirats».

Révolutionnaire, Hyperloop consiste à propulser à travers un tube des voyageurs dans des capsules à grande vitesse.

Un premier test de ce système de propulsion a été effectué en mai dans le désert américain du Nevada en vue d'une commercialisation en «2020-2021», selon Josh Giegel, responsable de l'ingénierie de la firme créée en 2014. Les capsules ont pu atteindre la vitesse de 1200 km/h.

Selon ses promoteurs, l'accord annoncé mardi permettrait de propulser voyageurs et marchandises entre Dubaï et Abou Dhabi en 12 minutes, alors qu'il faut en moyenne une heure et demie pour relier les deux villes par autoroute.

Le réseau Hyperloop pourrait être ensuite étendu à la région, mettant Dubaï à 50 minutes de Ryad, la capitale saoudienne, qu'un avion atteint actuellement en deux heures.

M. Lloyd a assuré que sa compagnie, qui emploie quelque 2000 personnes, était également en discussion avec Abou Dhabi et que des rencontres étaient prévues entre les deux parties dans les prochains jours.

Aucun budget et aucun calendrier n'ont été évoqués pour la mise en place effective du système, mais selon M. Lloyd, il serait possible, «d'un point de vue technique, d'avoir un système Hyperloop One construit aux Émirats dans les cinq prochaines années».

Pour sa part, le directeur général de RTA, Mattar al-Tayer, a expliqué que le coût de construction serait un «facteur important» pour «une telle décision stratégique», en plus des questions de sécurité et des études de marché.

Transport du futur 

Il ne s'agit que d'un accord sur la faisabilité, a insisté M. Tayer, en précisant que la RTA ambitionnait de développer d'ici 2030 des moyens de transport automatisés à Dubaï.

Hyperloop One assure que son système est plus sûr que l'avion, moins coûteux que le train à grande vitesse et ne consomme par personne que peu d'énergie : de quoi propulser une bicyclette.

Si cette idée de voyager dans des capsules s'affranchissant de tout frottement a depuis longtemps traversé l'esprit de chercheurs, c'est le milliardaire américain Elon Musk qui l'a relancée en 2013.

Le fondateur des voitures électriques Tesla et de l'entreprise d'exploration spatiale SpaceX a alors détaillé son idée d'un «cinquième mode de transport» devant permettre d'aller de Los Angeles à San Francisco en 30 minutes.

Hyperloop indique avoir déjà mobilisé 145 millions d'euros (213,4 millions $CAN) d'investissements.

Le mois dernier, le géant de l'industrie portuaire de Dubaï, DP World Group, a décidé d'investir dans le concept, rejoignant d'autres compagnies comme la SNCF française, General Electric ou le fonds russe RDIF.

Dubaï, importante plate-forme commerciale et touristique avec 14,2 millions de visiteurs en 2015, se veut à la pointe de l'innovation et des nouvelles technologies.

La cité-État ultramoderne, qui connaît des problèmes de circulation, a lancé début septembre un minibus électrique et sans chauffeur pour une période expérimentale d'un mois.

Développé par la société française Easy Mile et le groupe Omnix, basé à Dubaï, ce minibus propulsé par un moteur électrique se déplace sur un trajet programmé à une vitesse qui peut atteindre jusqu'à 40 km/h.

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