Le FBI publie une vieille enquête sur Bill Clinton

Bill et Hillary Clinton alors qu'ils quittent la scène lors... (Archives AP)

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Bill et Hillary Clinton alors qu'ils quittent la scène lors du premier débat présidentiel opposant Hillary à Donald Trump, à l'université Hofstra à Hempstead, dans l'État de New York, le 26 septembre.

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Agence France-Presse
Washington

La police fédérale américaine a rendu public un vieux rapport d'enquête sur l'amnistie très controversée par le président Bill Clinton du sulfureux négociateur financier Marc Rich (1934-2013), créant la surprise à une semaine de l'élection présidentielle.

La mise en ligne du rapport de 129 pages, sur cette enquête close en 2005, a été annoncée mardi sur le compte Twitter d'un service administratif du FBI qui archive les documents rendus publics en vertu de la Loi sur la liberté d'information (FOIA).

Alors que tout le pays est suspendu à une enquête relancée vendredi sur les courriels de la candidate démocrate Hillary Clinton, cette publication sur une vieille affaire classée concernant son mari a immédiatement suscité de vives questions.

«À moins que cela corresponde à la date limite d'une procédure de FOIA, voilà qui est étrange», a réagi Brian Fallon, porte-parole de Mme Clinton.

Interrogé par l'AFP sur le moment choisi pour la publication, le FBI a assuré que la proximité du scrutin présidentiel n'était qu'une coïncidence. «Selon la procédure FOIA en vigueur, ces documents ont été déclarés libres d'être publiés et ont été mis en ligne de façon automatique», a détaillé la police fédérale au sujet de ce rapport, largement expurgé de ses données jugées confidentielles.

Le 20 janvier 2001, au dernier jour de sa présidence, Bill Clinton avait amnistié toute une série de personnes, dont Marc Rich, figure emblématique du négoce des matières premières connue pour ses accointances et transactions douteuses, et ses trafics d'influence.

Visé par un mandat d'arrêt pour fraude fiscale, Marc Rich s'était enfui des États-Unis et avait trouvé refuge en Suisse, sa tête étant mise à prix par le FBI.

Son ex-femme Denise avait soutenu financièrement les démocrates à l'élection présidentielle américaine et avait également versé des fonds à ce qui allait devenir la Fondation Clinton.

L'actuel patron du FBI, James Comey, avait poursuivi Marc Rich en tant que procureur au tournant des années 80 et 90, et il avait également enquêté sur les amnisties controversées de M. Clinton.

Enquête sous pression

À sept jours de l'élection présidentielle américaine, les policiers du FBI décortiquent des centaines de milliers de courriels à la recherche d'éléments susceptibles d'incriminer Hillary Clinton, une enquête sous pression énorme qui plonge le scrutin dans l'incertitude.

Qu'en sortira-t-il, et surtout quand? Le doute le plus complet continuait à planer mardi sur ces questions capitales, renforçant la fébrilité ambiante.

De fait, quatre jours après l'annonce par le chef de la police fédérale, James Comey, d'une extension de l'enquête sur l'utilisation par Mme Clinton d'un serveur privé quand elle était secrétaire d'État, l'effet de bombe n'était toujours pas retombé.

Dans le camp de la candidate démocrate, qu'un sondage crédible donne désormais au coude-à-coude avec son rival Donald Trump, la pilule a du mal à passer.

«Il [James Comey] agite devant nous des informations. Puis on découvre qu'ils [les policiers] n'ont même pas de mandat d'enquête pour savoir de quoi il en retourne», s'est emporté mardi Robby Mook, directeur de campagne de Hillary Clinton.

Le mandat d'enquête a finalement été délivré dans l'urgence par les autorités judiciaires et les investigateurs se sont mis au travail dimanche.

L'enquête relancée a réjoui les partisans de Donald Trump et plombé les démocrates, les deux camps exigeant d'une rare façon univoque d'en savoir plus.

Le ministère américain de la Justice n'a que partiellement répondu à ces exigences, dans une lettre adressée lundi à des élus au Congrès.

«Le ministère continuera à oeuvrer en étroite collaboration avec le FBI et, ensemble, libérer toutes les ressources nécessaires et prendre toutes les mesures adéquates de manière aussi prompte que possible», a écrit Peter Kadzik, un collaborateur de la procureure générale Loretta Lynch.

La gazette de la campagne américaine

Gobelet de «l'unité»

La chaîne américaine de cafés Starbucks a lancé mardi un «gobelet de l'unité» des Américains, particulièrement divisés cette année sur la course à la Maison-Blanche.

Sur ce gobelet vert et blanc, l'artiste Shogo Ota a dessiné les silhouettes mêlées d'une centaine de personnes de divers milieux.

«Au moment où notre pays est divisé, Starbucks veut créer un symbole d'unité qui nous rappelle les valeurs partagées et la nécessité d'être bienveillants les uns avec les autres», explique le PDG de la chaîne Howard Schultz sur le site de Starbucks.

Télé à gogo

Hillary Clinton a l'intention de regarder plein d'émissions et de séries télévisées après le jour du scrutin. Si elle est élue, la démocrate ne sera investie que le 20 janvier.

«Dès que cette élection sera terminée, (...) je vais regarder autant de séries télévisées que possible», confie la candidate de 69 ans dans une vidéo du magazine sur les célébrités People, dans laquelle elle répond à une petite fille de 7 ans.

«Je regarde les séries pour me détendre», explique-t-elle, en précisant qu'en campagne, elle n'a pas le temps de le faire, car elle est toujours dans un avion ou en réunion publique.

«J'en ai enregistrées plein», affirme Hillary Clinton, qui avoue sa préférence pour des séries comme Madam Secretary et The Good Wife.

Elle avoue aussi être accro à la chaîne HGTV spécialisée dans la décoration de maisons. «J'adore regarder les gens décorer leurs maisons, les acheter», avait raconté l'ex-secrétaire d'État en 2015.

Cranston déménagera

L'acteur Bryan Cranston, vedette de la série Breaking Bad, affirme... (AP, Amy Sussman) - image 3.0

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L'acteur Bryan Cranston, vedette de la série Breaking Bad, affirme qu'il déménagera si Donald Trump gagne les élections.

AP, Amy Sussman

Si le candidat républicain Donald Trump gagne, «c'est sûr que je déménagerai», a confié l'acteur Bryan Cranston, vedette de la série Breaking Bad, dans l'enregistrement hebdomadaire du site The Bestseller experiment.

D'après l'acteur âgé d'une soixantaine d'années, «il y aura des pièces de théâtre sur Donald Trump à cause de (sa personnalité) si particulière. Cela dit, j'aurais besoin, pour jouer quelqu'un comme Donald Trump, de me calmer, car j'ai une opinion sur lui et c'est quasi impossible d'incarner quelqu'un si vous portez un jugement, car vous devenez subjectifs».

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