Un cowboy rêve du mur à la frontière du Mexique

Jim Chilton en a assez de surprendre des... (AFP, Frederic J. Brown)

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Jim Chilton en a assez de surprendre des trafiquants de drogue sur sa propriété.

AFP, Frederic J. Brown

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Agence France-Presse
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Pour beaucoup, la promesse de Donald Trump de construire un mur à la frontière avec le Mexique est irréaliste, mais pour Jim Chilton, c'est une question de sécurité nationale... et le seul moyen qu'il retrouve le sommeil.

Né dans une famille de ranchers depuis cinq générations, M. Chilton, 77 ans, exploite un immense ranch à la frontière entre l'Arizona et le Mexique. Et il en a assez de surprendre des trafiquants de drogue sur sa propriété. 

«J'admire vraiment la perspicacité de Trump, qui sait quels sont les problèmes avec le système de frontière actuel», explique M. Chilton avec son chapeau de cowboy, en surveillant une partie des près de 20 000 hectares de son ranch, fusil en main et pistolet à la ceinture. Il n'y a pour le moment qu'une simple clôture de fil de fer barbelé pour séparer son terrain du Mexique.

«C'est une frontière internationale et c'est incroyable que sur 40 kilomètres, il n'y ait que cette clôture. On a besoin d'un mur, je le dis depuis 10 ans», ajoute le rancher.

M. Chilton avoue que Trump n'était pas son premier choix parmi la quinzaine de candidats républicains, mais sa proposition de sécuriser les 3200 kilomètres de la frontière avec le Mexique est une question de sécurité nationale.

«J'habite au milieu de nulle part, dans une zone occupée par le cartel de Sinaloa», soupire-t-il en montrant les montagnes alentours ou selon lui des guetteurs équipés d'engins sophistiqués s'assurent que les passeurs de drogue puissent entrer aux États-Unis sans être inquiétés.

Jim Chilton estime que la construction d'un mur est également une nécessité humanitaire. «C'est scandaleux de trouver des gens morts sur ma propriété», pointe-t-il, en référence aux nombreux migrants qui meurent en tentant de passer la frontière dans l'infernale fournaise de l'Arizona. À ce titre, il ne se promène jamais sans au moins 40 litres d'eau dans son pick-up, au cas où il tomberait sur des migrants assoiffés.

Selon les autorités qui surveillent la région, près de 2600 corps ont été trouvés depuis 1998 dans le désert autour de Tucson. 

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