Des sondes, des robots et bientôt des hommes sur Mars?

Cette image fournie par l'Agence spatiale européenne montre... (AFP, Agence spatiale européenne/D.Ducros)

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Cette image fournie par l'Agence spatiale européenne montre la séparation de l'atterrisseur européen Schiaparelli de la sonde européano-russe TGO (Trace Gas orbiter), qui s'est produite dimanche. Schiaparelli a entamé sa descente vers Mars, qui durera trois jours.

AFP, Agence spatiale européenne/D.Ducros

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Pascale Mollard-Chênebenoit
Agence France-Presse
Paris

Mars fascine depuis des millénaires. Après avoir cru à tort y apercevoir des canaux et pensé qu'elle pouvait héberger des Martiens, les Terriens se sont lancés à sa conquête et pensent être en mesure d'y envoyer des hommes vers 2030.

La planète couleur sang (en raison de l'oxyde de fer de son sol) porte le nom romain du dieu de la guerre. Et sa conquête n'est pas facile.

Depuis les années 60, plus de quarante missions spatiales ont été consacrées à Mars, notre voisine plutôt hostile avec sa fine atmosphère, ses températures froides, la sécheresse de son sol et ses tempêtes de poussière. Les échecs ont été nombreux, notamment côté russe.

Une série de premières 

L'Union soviétique est la première à envoyer des sondes vers la planète à partir de 1960, mais elle rencontre une série d'échecs.

Les États-Unis obtiennent un premier succès avec la sonde Mariner 4 qui survole Mars en 1964 et en ramène des images montrant une surface aride marquée de cratères.

Mariner 9 en 1971 signe une première mise en orbite réussie.

De leur côté, les Soviétiques parviennent à faire atterrir Mars 3 en 1971, mais il cesse d'émettre au bout de quelques secondes.

Avec leur coûteux programme Viking, les Américains marquent un point décisif dans la conquête de Mars. Les deux sondes Viking 1 et Viking 2 larguent avec succès leur atterrisseur respectif en 1976.

Lancé en 1996, l'atterrisseur américain Mars Pathfinder est le premier à amener un petit robot mobile sur Mars, Sojourner, franchissant une nouvelle étape.

Du monde pour accueillir Schiaparelli 

Mercredi, si tout va bien, la sonde européano-russe TGO s'insérera en orbite martienne et l'atterrisseur Schiaparelli se posera à la surface.

Mais ils ne seront pas seuls. Cinq sondes sont en orbite autour de Mars. Et deux robots américains travaillent à sa surface.

L'orbiteur américain Mars Odyssey est au boulot depuis 2001. Les sondes américaines Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) arrivée en 2006 et Maven (en 2014) sont également en action.

La sonde européenne Mars Express tourne autour de la planète depuis 2003 et elle va guetter le signal de Schiaparelli après l'impact.

L'Inde a rejoint ce club fermé en lançant avec succès la sonde Mars Orbiter Mission (Magalyaan) en 2013.

Le robot Opportunity qui est arrivé sur Mars en 2004 fonctionne toujours. Il va même essayer d'apercevoir Schiaparelli et son grand parachute lors de sa descente.

Le robot Curiosity est à pied d'oeuvre depuis 2012.

En 2020, ça risque de se bousculer 

L'intérêt pour Mars ne faiblit pas et de nouveaux acteurs tentent l'aventure.

En 2018, la NASA enverra le robot américain InSight sonder les entrailles de Mars. Il emportera un instrument français qui mesurera l'activité sismique.

L'année 2020 s'annonce prometteuse.

La mission européano-russe ExoMars 2020 doit envoyer un robot forer à deux mètres de profondeur le sol martien pour tenter de trouver des indices d'une vie bactérienne passée.

Avec Mars 2020, la Nasa veut expédier un robot mobile aussi procéder à des forages.

Pékin espère aussi envoyer un vaisseau spatial autour de Mars vers 2020, avant de déployer un véhicule téléguidé à sa surface.

Les Émirats Arabes Unis, eux aussi, prévoient une petite sonde scientifique.

Les vols habités, c'est pour demain? 

Le président Barack Obama a confirmé la semaine dernière sa volonté de voir l'Amérique «envoyer des humains sur Mars dans la décennie 2030 et les faire revenir sur Terre en sécurité». Ce «pas de géant» sera fait grâce à une étroite collaboration avec le secteur privé.

«Depuis des décennies, on dit qu'on va envoyer des hommes sur Mars "dans vingt ans", avec l'espoir que le budget de la NASA va remonter pour cela», déclare à l'AFP le planétologue François Forget, directeur de recherche au CNRS français.

«La grande révolution, c'est que maintenant on raisonne sur ce que peut faire la NASA, éventuellement avec des partenaires étrangers, à budget quasiment constant», ajoute-t-il.

Le milliardaire Elon Musk, fondateur de la société SpaceX, met la barre encore plus haut. Il a présenté fin septembre son projet visant à établir une «ville» sur Mars, en envoyant des humains à bord de grands vaisseaux équipés de cabines, au prix de 100 000 dollars par personne.

Il s'est dit «optimiste» sur la possibilité d'envoyer la première mission habitée en 2024, qui arrivera sur Mars l'année d'après.

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