Ban Ki-moon déçu par la faible mobilisation pour Haïti

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Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, estime qu'environ 1,4 million d'Haïtiens ont besoin d'une aide humanitaire d'urgence.

AP, Rebecca Blackwell

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Amelie Baron
Agence France-Presse
Port-au-Prince

Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, en visite en Haïti, a déploré samedi la «dévastation absolue» causée par l'ouragan Matthew qui a fait plus de 500 morts, et a fait part de sa déception devant la faible mobilisation des bailleurs internationaux.

«Je suis déçu par la réponse de la communauté internationale. J'exhorte les principaux bailleurs à prêter leur main utile», a déclaré M. Ban à l'aéroport de Port-au-Prince après sa courte visite dans le sud du pays.

Haïti se relève à peine du séisme de janvier 2010, qui a tué plus de 200 000 personnes. Non coordonnée, l'aide humanitaire s'est à l'époque révélée un fiasco, car seule une infime fraction des importantes sommes versées par la communauté internationale est arrivée aux victimes de la catastrophe.

«Je sais qu'il y a une certaine fatigue du la part de certains pays, mais la situation actuelle, la catastrophe qui a frappée ce pays à travers cet ouragan est indescriptible», a insisté M. Ban.

Mais les bailleurs internationaux ne montrent pas d'empressement à financer, une nouvelle fois, l'aide humanitaire destinée à Haïti: 12% seulement de la somme nécessaire en urgence a pour l'heure été collectée.

Avec sa venue sur le terrain, Ban Ki-moon espère mobiliser la communauté internationale pour éviter au pays, - qui peine encore à se relever du séisme de 2010 ayant fait plus de 200 000 morts -, de plonger dans une nouvelle crise alimentaire et sanitaire profonde.

«Certaines villes et villages ont presque été entièrement rayés de la carte», avait déploré lundi M. Ban à New York, estimant qu'environ 1,4 million d'Haïtiens avaient besoin d'une aide humanitaire d'urgence. «Une réaction majeure est nécessaire», avait-il lancé.

La violente tempête a déclenché une nouvelle crise humanitaire dans le pays le plus pauvre des Caraïbes et plus de 175 500 Haïtiens sinistrés sont encore aujourd'hui réfugiés dans des abris provisoires, dans des conditions plus que précaires.

Ban Ki-moon avec le premier ministre haïtien Enex Jean-Charles... (AP, Ben Finley) - image 2.0

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Ban Ki-moon avec le premier ministre haïtien Enex Jean-Charles après son arrivée à Port-au-Prince, samedi.

AP, Ben Finley

Le chef de l'ONU a survolé samedi les zones affectées avant d'atterrir dans la ville des Cayes, l'une des plus touchées par le puissant ouragan qui soufflait à 230 km/h lorsqu'il a frappé Haïti le 4 octobre. Toute la partie méridionale du pays a été noyée sous des pluies diluviennes et secouée par des vents très violents, pendant de longues heures.

Multiplication des cas de choléra

Au-delà des destructions d'habitations et de plantations agricoles, les autorités et les organisations humanitaires s'inquiètent devant la recrudescence du choléra, causé par les grandes inondations et par le cruel manque d'accès à l'eau potable et à des produits d'hygiène dans les zones sinistrées.

Depuis octobre 2010, le pays est confronté à une épidémie de choléra - maladie introduite dans le pays par des Casques bleus népalais - qui a fait près de 10 000 morts.

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