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L'économiste Thomas Piketty appelle à écouter la gauche radicale, face au populisme

L'économiste français Thomas Piketty, le 11 octobre 2016... (AFP, Éric Piermont)

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L'économiste français Thomas Piketty, le 11 octobre 2016

AFP, Éric Piermont

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Agence France-Presse
Paris

L'économiste français Thomas Piketty, auteur du succès mondial Le Capital au 21e siècle, a appelé à écouter les propositions de la gauche radicale, face à la poussée du populisme et de la xénophobie qu'incarnent selon lui Donald Trump ou Marine Le Pen.

«Donald Trump? C'est la réponse nationaliste et raciste au défi de la mondialisation», déplore M. Piketty dans un entretien accordé à l'AFP à l'occasion de la parution de son nouveau livre «Aux urnes, citoyens!».

Cette «réponse consiste à désigner des boucs émissaires parmi les travailleurs émigrés ou les musulmans. C'est Trump aux États-Unis, c'est Marine Le Pen en France. On la retrouve en Hongrie ou encore en Pologne», ajoute l'économiste.

A ses yeux, la solution se trouve de l'autre côté de l'échiquier politique, portée par la «gauche dite radicale», expression qui regroupe dans sa bouche le parti grec Syriza, l'espagnol Podemos ou encore Bernie Sanders, qui a tenu tête à Hillary Clinton lors des primaires démocrates aux États-Unis.

«On a voulu repousser les propositions de la gauche dite radicale. Eh bien voilà, on se retrouve avec la droite nationaliste et populiste», dit-il, appelant les dirigeants européens à cesser «de mettre un signe égal entre ces différentes réactions à la mondialisation».

Pour lui, «la grande différence entre la gauche radicale et la droite populiste et xénophobe est que la gauche radicale est fondamentalement internationaliste».

Son livre retrace notamment les échecs de la politique européenne depuis le début de la crise.

L'économiste dénonce les règles «absurdes» et «trop rigides» du pacte de stabilité européen, comme la limite de 3% de déficit public, «qui ont contourné la démocratie et cassé la croissance en 2012-2013».

Il regrette le «dialogue de sourds dans la zone euro entre, d'un côté, le statu quo actuel et complet (...) et de l'autre ceux qui veulent tout envoyer promener. C'est entre les deux que l'on a besoin de cet espace de débat», assure-t-il.

L'économiste plaide pour une Europe plus démocratique. Il se dit «persuadé que l'on aurait (alors) eu moins d'austérité, plus de croissance et moins de chômage».

Il propose notamment un parlement européen avec une représentation basée sur la population de chaque pays.

L'Allemagne aurait alors 27% de députés, qui ne seraient pas tous partisans de la politique économique d'Angela Merkel et de son «dogmatique» ministre des Finances.

«Nous sortirions enfin de l'affrontement État contre État» lors des réunions de l'eurogroupe pour donner lieu «à un affrontement d'idées» public au sein du parlement.

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