Propos vulgaires: des Républicains influents larguent Trump

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Le sénateur John McCain, figure influente du parti républicain, a retiré samedi son soutien à Donald Trump après la révélation de propos vulgaires qui ont jeté le trouble sur sa campagne.

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Associated Press
New York

Les fissures apparaissent de plus en plus évidentes au sein du Parti républicain au lendemain de la diffusion de propos offensants pour les femmes prononcés par Donald Trump, il y a une dizaine d'années.

Fidèle à lui-même, adoptant une attitude défiante, le politicien populiste a insisté pour dire qu'il n'abandonnera «jamais» la course à la présidence américaine, rejetant les vives critiques formulées par plusieurs dirigeants de son propre parti.

Dans une vidéo filmée par un réseau américain en 2005, M. Trump se vante, en des termes crus, de ses techniques de séduction des femmes qui l'attirent. Ces propos ont rapidement fait le tour du pays et scandalisé bon nombre de politiciens, y compris de sa propre formation.

Un grand nombre de républicains éminents ont annoncé qu'ils ne voteront pas pour Donald Trump en novembre. Parmi eux, le candidat malheureux en 2008 et sénateur de l'Arizona, John McCain.

«Il n'était pas mon choix mais à titre d'ancien candidat, je pensais qu'il était important que je respecte le choix d'une majorité de délégués en vertu de nos règles, a-t-il déclaré par communiqué, mais étant donné le comportement de M. Trump au cours de la dernière semaine, il m'est impossible de l'appuyer, même conditionnellement.»

Pour un retrait

Certains ont même lancé l'hallali en exigeant son retrait de la course.

«Je pensais que soutenir notre candidat était la meilleure chose pour le pays et le parti, a déclaré la députée Martha Roby, de l'Alabama. Aujourd'hui, il ressort très clairement de tout cela que la meilleure chose qui puisse arriver à notre pays et à notre parti est que M. Trump se retire et soit remplacé par un républicain responsable et respectable.»

Même l'ancienne secrétaire d'État de George W. Bush, Condoleezza Rice, plutôt discrète depuis le début de la campagne électorale, s'est jointe au concert de réprobations.

«Ça suffit! Donald Trump ne doit pas être président. Il doit se retirer. À titre de républicaine, j'espère appuyer quelqu'un qui aura la dignité et la stature pour être candidat au poste le plus important de la plus grande démocratie de la planète», a-t-elle affiché sur sa page Facebook.

Plusieurs ont formulé des souhaits similaires.

«Je ne voterai ni pour Donald Trump ni pour Hillary Clinton. À la place, j'inscrirai le nom du gouverneur [Mike] Pence pour président», a dit la sénatrice du New Hampshire, Kelly Ayotte.

Mike Pence, le propre colistier de Donald Trump, a même dit qu'il ne pouvait ni cautionner ni défendre son patron.

«Nous prions pour sa famille», a écrit M. Pence dans un communiqué après avoir annulé sa participation à un rassemblement organisé par le président de la chambre des représentants, Paul Ryan, et le président du comité national républicain, Reince Priebus, au Wisconsin.

Au cours de ce rassemblement, les divisions internes sont apparues de plus en plus nettement. De nombreux partisans de M. Trump ont hué et interrompu Paul Ryan. Ce dernier avait déclaré la veille que les propos du candidat républicain «le rendaient malade».

«Honte à vous!», «Vous nous avez trahis!», ont lancé ces partisans furieux.

Le procureur général de l'État du Wisconsin, Brad Schimel, a été le seul politicien présent à faire référence à la vidéo, affirmant qu'il savait que Donald Trump avait déjà dit des mauvaises choses. Les autres, à l'instar du gouverneur de l'État, Scott Walker, et du sénateur Ron Johnson, ont préféré le dénoncer par voie de communiqué.

«Revenez-en», a crié quelqu'un dans la foule.

Quant à Paul Ryan, il s'est montré discret à ce sujet. «C'est une situation troublante. Je suis sérieux, a-t-il déclaré. J'ai fait une déclaration à ce sujet, hier [vendredi]. J'étais sincère et c'est ce que je ressens. Mais nous ne sommes pas ici pour en parler.»

Désarroi dans le clan Trump

Pendant ce temps, M. Trump s'est réuni avec son cercle de proches conseillers dans ses quartiers généraux, à Manhattan.

Les propos du candidat ont jeté le désarroi au sein de sa propre organisation. De multiples conférences téléphoniques ont été annulées et les partisans les plus éminents de M. Trump n'ont reçu aucune directive pour défendre leur favori, a indiqué une source au sein de l'organisation.

M. Trump a voulu rassurer ses partisans, écrivant mi-figue, mi-raisin sur son compte Twitter: «Les dernières 24 heures ont été intéressantes!»

Plus tard, il s'est montré plus provocateur que jamais, affirmant qu'il ne renoncera jamais à la candidature malgré les circonstances. «Les médias et l'establishment veulent vraiment me voir partir. JE N'ABANDONNERAI JAMAIS LA COURSE NI MES PARTISANS», a-t-il soutenu.

L'homme a présenté ses excuses par l'entremise d'une vidéo diffusée peu après minuit, samedi matin.

De son côté, la femme du candidat, Melania Trump, a dit espérer que les électeurs accepteront aussi bien qu'elle les excuses de son mari.

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