Les attaques fusent dans le débat des colistiers

Le candidat à la vice-présidence pour les républicains,... (AP, David Goldman)

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Le candidat à la vice-présidence pour les républicains, Mike Pence (à gauche) et celui pour les démocrates, Tim Kaine ont amorcé le débat de manière agressive, s'interrompant fréquemment et attaquant la crédibilité du colistier de leur rival, mardi soir, lors du débat vice-présidentiel.

AP, David Goldman

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Associated Press
Washington

Le candidat démocrate à la vice-présidence Tim Kaine a dit être comme bon nombre de gens, «mort de peur» à l'idée de voir Donald Trump dans le rôle de commandant en chef, au cours du débat contre son rival républicain, Mike Pence, mardi soir.

Le colistier de Mme Clinton a laissé entendre que Ronald Reagan s'inquiétait de gens comme Donald Trump dans les années 80 lorsqu'il avait prévenu qu'«un imbécile ou un détraqué pourrait déclencher un événement catastrophique» avec des armes nucléaires.

M. Pence a déploré que ce commentaire fût encore plus bas que ce à quoi il avait été habitué de son rival et de Mme Clinton.

M. Kaine a interpellé M. Pence sur des propos de M. Trump selon lesquels davantage de pays devraient pouvoir détenir des armes nucléaires. L'homme d'affaires de New York a suggéré que des pays comme le Japon, l'Arabie saoudite et la Corée du Sud pourraient être armés.

M. Pence n'a pas répondu lorsque M. Kaine lui a demandé si «davantage d'armes nucléaires nous rendraient plus en sécurité».

Fréquentes interruptions

Les deux candidats ont amorcé le débat de manière agressive, s'interrompant fréquemment et attaquant la crédibilité du colistier de leur rival.

Le colistier d'Hillary Clinton a vanté son parcours comme secrétaire d'État, disant qu'elle avait aidé à relancer la chasse du chef terroriste Oussama ben Laden, négocié un accord avec la Russie pour réduire l'arsenal d'armes chimiques et contribué à l'entente avec l'Iran sur le nucléaire.

M. Pence a soutenu que Mme Clinton était à blâmer pour un retrait prématuré des troupes en Irak. M. Kaine a souligné que le président George W. Bush avait signé l'entente pour retirer les forces américaines de l'Irak.

Le candidat républicain à la vice-présidence a affirmé qu'il fallait accorder du mérite au président Obama dans le dossier d'Oussama ben Laden, mais a ajouté que les États-Unis étaient «moins en sécurité aujourd'hui» que le pays ne l'était avant le début de sa présidence.

M. Pence a de nouveau tenté de blâmer Mme Clinton, qui a agi comme secrétaire d'État lors du premier mandat de M. Obama, pour la progression de Daech (le groupe armé État islamique).

Tempérament de Trump 

M. Kaine a rétorqué qu'Hillary Clinton était la seule candidate à la présidence qui pouvait affronter la menace de Daech. Le candidat démocrate à la vice-présidence a ajouté que le tempérament de M. Trump le disqualifiait pour jouer ce rôle.

Le candidat démocrate à la vice-présidence a dit faire confiance à sa colistière Hillary Clinton pour la vie de son fils, qui sert dans la Marine américaine. Il s'est dit fier de se présenter au côté d'une femme qui «marquera l'histoire» en devenant la première femme élue présidente.

Mike Pence a dit avoir une «longue expérience de vie» ancrée dans les valeurs de son grand-père immigrant et de son enfance modeste dans une petite ville de l'Indiana. Il a affirmé au début du débat n'avoir «jamais rêvé» qu'il pourrait être un jour gouverneur ou colistier pour le Parti républicain.

M. Pence s'est trompé en évoquant l'établissement hôte du débat, remerciant l'«Université Norwood pour son hospitalité». Il s'agit plutôt de l'Université Longwood, à Farmville, en Virginie.

Mike Pence a affirmé que son vis-à-vis démocrate était un colistier tout à fait approprié pour Mme Clinton puisqu'ils veulent tous deux aller plus loin avec la loi sur l'assurance-santé du président Barack Obama - ou «Obamacare».

M. Kaine a critiqué M. Pence pour s'être opposé à une augmentation du salaire minimum à titre de gouverneur de l'Indiana. Il a déclaré que Mme Clinton serait la présidente «Vous êtes engagé», tandis que M. Trump prône un plan «Vous êtes congédié» - reprenant la phrase célèbre du candidat vedette de la téléréalité The Apprentice.

Le candidat à la vice-présidence et gouverneur de l'Indiana Mike Pence espérait calmer le jeu après une semaine houleuse pour le candidat républicain Donald Trump,

Il s'agit du seul et unique débat entre M. Pence et son vis-à-vis démocrate, Tim Kaine, en vue de l'élection présidentielle du mois de novembre.

Un débat moins suivi

Le débat vice-présidentiel est généralement moins suivi par les Américains et cette année ne fera probablement pas exception.

Il était peu probable que le débat de mardi soir, en Virginie - l'État que représente M. Kaine au Sénat -, atteigne les cotes d'écoute records enregistrées lors de l'événement entre Donald Trump et Hillary Clinton, qui a attiré environ 84 millions de téléspectateurs.

L'événement offre aux colistiers une occasion en or de se faire connaître auprès du public américain. Dans un récent sondage Associated Press-GfK, plus de la moitié des électeurs disaient ne pas en savoir assez sur le démocrate Tim Kaine pour se faire une opinion, et les chiffres étaient similaires pour le républicain Mike Pence.

La responsabilité de réparer les pots cassés du coloré candidat républicain n'est pas nouvelle pour Mike Pence, qui est également gouverneur de l'Indiana. Le politicien ultraconservateur avait précédemment tenté d'adoucir les critiques de M. Trump contre la famille d'un militaire mort au combat, et lorsque le candidat présidentiel avait hésité à appuyer le président de la Chambre des représentants Paul Ryan dans son élection primaire, M. Pence avait transmis son soutien inconditionnel à son ancien collègue du Congrès.

Quelques phrases à retenir du débat Pence-Kaine

«Je ne peux pas imaginer comment le gouverneur Pence peut défendre le style égocentrique, moi d'abord, de Donald Trump, bâti sur les insultes»

- Le démocrate Tim Kaine 

«Notre campagne est basée sur les insultes? (...) Ce n'est rien comparé à Hillary Clinton qui a traité de pitoyables la moitié des supporteurs de Donald Trump».

- Le républicain Mike Pence 

«Donald Trump ne peut pas commencer une guerre sur Twitter avec Miss Univers sans se tirer une balle dans le pied» (...)

- Le démocrate Tim Kaine 

Il adore les dictateurs. Il a comme un Mont Rushmore personnel, Vladimir Poutine, Kim Jong-un, Mouammar Kadhafi et Saddam Hussein».

- Le démocrate Tim Kaine 

«Le système politique américain est supérieur au système corrompu de la Russie par tous les aspects. Quand Donald Trump et moi observons que sur la Syrie, sur l'Iran, sur l'Ukraine, le petit chef brutal de la Russie a été plus fort sur la scène mondiale que cette administration, c'est une réalité douloureuse. Ce n'est pas un soutien à Vladimir Poutine. C'est la dénonciation du leadership faible et impuissant de Hillary Clinton et Barack Obama».

- Le républicain Mike Pence 

«Je sais, sénateur Kaine, que personnellement vous être pro-life (opposé à l'avortement), mais la seule idée qu'on puisse retirer la vie à un enfant presque venu au monde est juste pour moi une abomination».

- Le républicain Mike Pence 

«Nous ne pensons pas que les femmes doivent être punies, comme Donald Trump l'a dit, lorsqu'elles ont pris la décision d'avorter»

- Le démocrate Tim Kaine

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