Marée noire pour l'avortement en Pologne

Des milliers de personnes ont défilé dans les... (AFP, Janek Skarzynski)

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Des milliers de personnes ont défilé dans les rues de la Pologne, un pays à forte majorité catholique, dans le cadre d'une grève nationale organisée pour dénoncer un projet de loi qui prévoit l'interdiction totale des avortements.

AFP, Janek Skarzynski

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Vanessa Gera
Associated Press
Varsovie

Des Polonaises vêtues de noir et agitant des bannières noires sont descendues dans les rues du pays lundi, désertant leurs emplois et les salles de cours dans le cadre d'une grève nationale organisée pour dénoncer un projet de loi qui prévoit l'interdiction totale des avortements.

Plusieurs hommes, dont des personnages publics, ont marché aux côtés des milliers de femmes qui ont défilé dans les rues de Varsovie, de Gdansk, de Wroclaw et d'ailleurs, dans ce pays à forte majorité catholique et à l'occasion de ce qu'on a appelé le «Lundi noir».

La loi polonaise sur l'avortement compte déjà parmi les plus strictes d'Europe et les sondages ne témoignent que d'un appui très modeste pour une loi encore plus sévère, en dépit d'un catholicisme profondément enraciné et d'une atmosphère politique très conservatrice.

À Bruxelles, quelque 200 personnes vêtues de noir se sont jointes au mouvement en manifestant devant le Parlement européen au nom des femmes polonaises.

Une écrivaine polonaise installée à Bruxelles, Grazyna Plebanek, a déclaré à l'agence de presse polonaise PAP que les femmes ne doivent pas être contraintes de porter un enfant conçu après un viol ou qui n'a aucune chance de survie.

La grève et la manifestation surviennent après une autre manifestation qui, samedi, a vu des milliers de personnes se rassembler autour du Parlement, à Varsovie. Les femmes portaient du noir en signe de deuil pour la perte éventuelle de leurs droits liés à la procréation et pour les femmes qui pourraient perdre la vie.

La loi actuelle - un compromis négocié à la dure en vigueur depuis 1993 - autorise l'avortement si la vie de la mère est en danger, si le foetus n'a pas de chance de survie ou si la grossesse découle d'un viol ou d'un inceste.

Cintres agités

Le projet de loi, qui est actuellement examiné par une commission parlementaire, rendrait l'avortement illégal même en cas de viol ou si la vie de la mère est en danger. Les femmes qui demandent un avortement et les médecins qui les pratiquent seraient passibles de peines de cinq ans de prison.

Le projet de loi a été ébauché après une initiative citoyenne antiavortement qui a récolté 450 000 signatures. Certains membres du parti conservateur au pouvoir appuient la démarche, mais on ne sait pas s'ils sont suffisamment nombreux pour garantir son adoption.

Plusieurs manifestants agitaient des cintres pour symboliser les avortements illégaux qui, selon eux, pourraient devenir de plus en plus courants.

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