Le journaliste Jason Rezaian poursuit l'Iran après sa détention

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Jason Rezaian après sa sortie de l'hôpital en Allemagne le 20 janvier dernier

AP, Michael Probst

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Agence France-Presse
Washington

Jason Rezaian, journaliste du Washington Post détenu dix-huit mois en Iran accusé d'espionnage, a lancé lundi des poursuites contre les autorités iraniennes, affirmant que son incarcération avait pour objectif «d'extorquer des concessions» aux États-Unis.

Ces poursuites, lancées par M. Rezaian et sa famille devant un tribunal fédéral de la capitale Washington, demandent une compensation financière d'un montant non précisé pour, entre autres, «cruauté, torture et maltraitance».

La République islamique d'Iran et les Gardiens de la révolution sont explicitement visés par la plainte, accusés d'être à l'origine de «graves blessures personnelles et d'autres dommages irréparables» subis à cause notamment «d'actes illicites de terrorisme, de torture, de prise d'otage».

Jason Rezaian était parmi les quatre prisonniers qui ont été libérés par l'Iran le 16 janvier, quelques heures avant que les grandes puissances ne scellent avec Téhéran la mise en oeuvre de l'accord conclu en juillet 2015 sur le programme nucléaire iranien.

Le journaliste avait été arrêté en juillet 2014 à son domicile de Téhéran où il travaillait comme correspondant du quotidien américain depuis deux ans. Il avait par la suite été condamné pour «espionnage» et «collaboration avec des gouvernements hostiles» à une peine de prison dont la durée n'a jamais été communiquée.

Ces accusations ont toujours été démenties avec véhémence, tant par le journaliste que par le Washington Post.

Selon la plainte, le gouvernement iranien a «ciblé et arrêté Jason Rezaian, l'a soumis à des actes de torture et d'autres traitements cruels, et l'a retenu en otage avec l'objectif illégal d'extorquer des concessions au gouvernement américain et à d'autres» pays.

Ses geôliers «ont torturé et tourmenté Jason en utilisant une association cruelle de dures maltraitances physiques et d'extrême maltraitance psychologique», poursuit le texte, soulignant qu'ils avaient également menacé de s'en prendre à sa femme Yeganeh, elle-même captive plus de deux mois.

Amir Hekmati, ancien soldat des US Marines détenteur de la double nationalité américano-iranienne et également libéré le 16 janvier par Téhéran après quatre ans et demi de détention, a porté plainte contre l'Iran en mai pour «mauvais traitements prolongés et continus».

L'ancien soldat était en visite chez des proches à Téhéran en août 2011 au moment de son arrestation. Il avait ensuite été contraint d'avouer qu'il était un espion de la CIA puis condamné à mort, avant que la peine ne soit réduite à 10 ans de prison.

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