La lutte des migrants «habite» le palais Strozzi à Florence

Les 22 canots orange alignés sur la façade... (AFP, Andreas Solaro)

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Les 22 canots orange alignés sur la façade du palais sont autant de symboles de revendication d'Ai Weiwei dénonçant la tragédie des réfugiés.

AFP, Andreas Solaro

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Agence France-Presse
Florence

Des canots pneumatiques orange accrochés à la façade d'un palais Renaissance : l'artiste chinois dissident Ai Weiwei est à Florence pour dénoncer à sa manière le calvaire des migrants, à l'occasion d'une grande exposition rétrospective.

«J'ai visité des dizaines de camps de réfugiés, en Grèce, en Turquie, en Syrie, en Israël ou dans la bande de Gaza, et j'ai parlé avec tous ces gens», explique Ai Weiwei, 59 ans.

«Ceux qui se battent pour leur liberté sont les héros d'aujourd'hui et mon travail n'est que de leur dire le profond respect que j'ai pour eux», a déclaré l'artiste.

Baptisée Ai Weiwei libero («Ai Weiwei libre») et présentée comme la plus grande rétrospective de son oeuvre à ce jour, son exposition ouvre vendredi et se poursuivra jusqu'au 22 janvier dans le prestigieux palais Strozzi, au coeur de la capitale toscane. Elle propose un parcours parmi une soixantaine d'oeuvres, installations monumentales, sculptures ou photographies de l'artiste chinois contemporain le plus médiatisé... et le plus contesté.

Ai Weiwei... (AP) - image 2.0

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Ai Weiwei

AP

Mais c'est avant même d'entrer dans le palais que le visiteur se retrouve interpellé par l'artiste, qui a aligné sur les façades de ce joyau architectural de la Renaissance italienne un total de 22 canots orange encadrant les fenêtres du deuxième étage. Autant de symboles de la tragédie des réfugiés qui risquent encore leur vie par milliers chaque semaine sur des embarcations de fortune en Méditerranée.

Intitulée Reframe («recadrer» en anglais), l'installation se veut, au-delà du geste artistique, une dénonciation, une revendication politique.

«Si j'ai choisi Florence pour cette exposition, c'est aussi parce que l'Italie est le pays qui accueille le mieux les réfugiés. Jamais elle ne les rejette comme c'est le cas pour d'autres nations», a affirmé l'artiste au visage rond et à la barbe poivre et sel.

«Vandalisme»

Reframe n'a d'ailleurs pas manqué d'alimenter la polémique : la page Facebook du palais Strozzi a été inondée de messages, le plus souvent négatifs, dénonçant «l'horreur», «le vandalisme», «l'affront esthétique» ou encore «l'attaque idéologique à un des plus beaux édifices du monde».

«Je ne m'attendais pas à de telles critiques, mais c'est très bien ainsi, elles doivent faire parler de nous», a répondu Ai Weiwei, habitué des provocations.

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