Essais de missiles nord-coréens: valse-hésitation à l'ONU

Cette photo, diffusée mardi par le gouvernement nord-coréen,... (AP)

Agrandir

Cette photo, diffusée mardi par le gouvernement nord-coréen, démontre que les efforts du pays afin d'augmenter la performance et la portée de ses missiles semblent s'amplifier.

AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Monde
Monde

soleil monde TOC »

Agence France-Presse
New York

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est montré incapable mardi de s'unir pour condamner formellement les derniers tirs de missiles balistiques nord-coréens, alors que le dirigeant de la Corée du Nord, Kim Jong-Un, a appelé au renforcement de son arsenal nucléaire.

Pyongyang a lancé lundi trois missiles de portée intermédiaire au large de sa côte orientale, une opération immédiatement condamnée par le Japon, la Corée du Sud et les États-Unis.

Après une heure de consultations à huis clos au Conseil, les ambassadeurs de ces trois pays ont réitéré leur condamnation devant la presse.

Ils ont exprimé l'espoir que les 15 pays du Conseil pourront bientôt publier une déclaration unanime, comme ils l'avaient fait fin août pour un précédent tir nord-coréen depuis un sous-marin.

«Le Conseil va continuer de travailler sur une déclaration», a confirmé l'ambassadeur chinois, Liu Jieyi.

La Chine, seul alliée du régime communiste nord-coréen et son principal partenaire économique, cherche généralement à protéger Pyongyang. Mais cette fois-ci, les tirs ont coïncidé avec la réunion du G20 en Chine.

«La Corée du Nord doit comprendre que ses provocations ne feront que renforcer son isolement», avait précédemment lancé Barack Obama en marge du Sommet des nations d'Asie du Sud-Est au Laos, juste avant de rencontrer son homologue sud-coréenne, Park Geun-hye.

Les résolutions de l'ONU interdisent à la Corée du Nord tout programme nucléaire ou balistique. Mais malgré les sanctions très dures dont elle fait l'objet, elle ne semble pas vouloir y renoncer.

Kim Jong-Un a d'ailleurs exprimé sa «grande satisfaction après l'exercice de tirs réussi des missiles balistiques», qui ont démontré la capacité de son armée de lancer «une attaque préventive contre ses ennemis, à n'importe quel moment, de n'importe quel endroit», a rapporté mardi l'agence officielle KCNA.

Il avait lui-même supervisé les exercices menés par des unités d'artillerie «chargées de frapper les bases des forces de l'agresseur américain impérialiste dans le théâtre d'opération du Pacifique en cas d'urgence», affirme KCNA.

Kim Jong-Un a souligné la nécessité pour son pays «de poursuivre sur la lancée de ces réalisations miraculeuses en renforçant la force nucléaire, pas après pas, en cette année historique».

Le Japon à portée de tir

D'après le ministère sud-coréen de la Défense, il s'agissait de missiles Rodong d'une portée d'un millier de kilomètres.

Ils se sont abîmés en mer du Japon, également appelée mer Orientale, Tokyo précisant qu'ils étaient tombés dans sa Zone économique exclusive.

Ces engins sont une version améliorée des missiles Scud, d'une portée maximale de 1300 kilomètres, ce qui leur permettrait d'atteindre la quasi-totalité du territoire japonais.

Depuis son quatrième essai nucléaire en janvier, suivi en février par un tir de fusée généralement considéré comme un essai balistique déguisé, la Corée du Nord multiplie les lancements de missiles.

Le journal nord-coréen Rodong Sinmun a publié neuf photographies des derniers essais, ainsi qu'une image du dirigeant suprême arborant un large sourire, debout devant une carte, entouré de cadres tout sourire.

Le précédent lancement nord-coréen date du 24 août, lorsque Pyongyang avait tiré un engin à partir d'un sous-marin.

Le missile avait parcouru un demi-millier de kilomètres en direction du Japon, ce qui constituait pour les experts une nette avancée qui permettrait à la Corée du Nord de porter sa dissuasion bien au-delà de la péninsule coréenne.

Elle offrirait également au pays une capacité de «seconde frappe» dans l'éventualité d'une attaque contre ses bases militaires.

Kim Jong-Un avait qualifié ce tir de «plus grand succès» et déclaré que le continent américain était à portée de frappe nord-coréenne.

Séoul a riposté aux provocations de son voisin en acceptant le déploiement controversé sur son sol du bouclier antimissile américain THAAD, une décision condamnée à la fois par Pékin et Moscou.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer