Échec des négociations entre Moscou et Washington sur la Syrie

La rencontre entre les présidents russe Vladimir Poutine... (AP, Alexei Druzhinin/Sputnik)

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La rencontre entre les présidents russe Vladimir Poutine et américain Barack Obama, lundi en marge du sommet du G20, n'a pas abouti à un accord sur la Syrie.

AP, Alexei Druzhinin/Sputnik

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Agence France-Presse
HANGZHOU

Les présidents américain Barack Obama et russe Vladimir Poutine se sont rencontrés lundi en marge du sommet du G20 en Chine mais les deux puissances ne sont pas parvenues à trouver un accord sur la Syrie, selon une source diplomatique.

La rencontre est intervenue après de nouveaux pourparlers lundi entre le secrétaire d'État américain, John Kerry, et son homologue russe Sergueï Lavrov, qui n'ont également pas pu déboucher sur un accord en raison de divergences persistantes, a indiqué un diplomate américain.

Dimanche, Washington avait accusé Moscou d'avoir «fait marche arrière» sur certains points dans les négociations, rendant impossible dans l'immédiat un accord de coopération entre les deux grandes puissances.

Moscou et Washington, qui effectuent séparément des frappes contre les djihadistes en Syrie, sont notamment en désaccord sur le sort du président syrien Bachar Al-Assad, tandis que le régime de Damas continue de cibler l'opposition syrienne avec le soutien russe, autre pomme de discorde avec les États-Unis.

Selon une source diplomatique qui s'exprimait après la rencontre entre les présidents américain et russe, il paraissait compliqué de trouver un accord.

«Nous devrions avoir davantage de détails de leurs discussions plus tard dans la journée», a déclaré le porte-parole à la sécurité nationale américaine, Ned Price.

Le Kremlin a de son côté confirmé dans un communiqué la rencontre entre MM. Obama et Poutine, ajoutant qu'elle avait été précédée par un entretien entre les chefs de la diplomatie des deux pays, sans autre détail.

«Un certain scepticisme»

La Maison-Blanche est réticente à associer M. Obama à un accord qui pourrait ne pas être respecté. De précédentes trêves en Syrie ont rapidement volé en éclats.

M. Obama avait indiqué dimanche que les États-Unis abordaient les négociations «avec un certain scepticisme. Mais cela vaut le coup d'essayer», avait-il souligné.

«Nos conversations avec les Russes sont importantes car s'il n'y avait pas les Russes, Assad ne pourrait pas maintenir son offensive», avait-il ajouté, reconnaissant ainsi qu'en envoyant des troupes et des moyens aériens en Syrie, Poutine était devenu un acteur indispensable.

La Maison-Blanche est aussi réticente à l'idée d'offrir à M. Poutine une occasion de gagner une légitimité internationale alors qu'il soutient le régime d'Assad accusé d'avoir utilisé des armes chimiques.

Les discussions à Hangzhou interviennent après une précédente série de pourparlers sur la Syrie, notamment les négociations marathon entre MM. Kerry et Lavrov la semaine dernière à Genève, qui s'étaient achevées sans accord.

La guerre en Syrie, qui a fait plus de 290 000 morts, a poussé à la fuite plusieurs millions de personnes depuis mars 2011, provoquant un désastre humanitaire qui a atteint les portes de l'Europe.

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